Bull. épigr., 1886, p
4. Virg., Georg., I, 161-163 ; Horace, Ars Poet., 63 ; Suel,, Aug., A6»
quelque temps le port principal de la Campanie ; 1létait assez large ‘, mais avait un inconvénient considérable : le lac Lucrin, par lequel on passait pour arriver au fond du golfe, jusqu’au lac Averne, également profond et étendu, présentait une hauteur d’eau si faible que, la plupart du temps, les navires de fort tonnage ne pouvaient arriver jusqu’à l’Averne sans les plus grandes difficultés. Strabon nous dit déjà * que l'accès en est sans doute possible aux embarcations légères, éomdouv éyer mhoioug Elagooïs, mais qu'à vrai dire ce golfe ne saurait servir pour les vaisseaux véritables ni de mouillage, ni d’abri. De son temps, donc, les bassins étaient à demi
comblés par la vase”.
Il fallut faire choix d’un autre port :on songea tout naturellement à celui de Misène. Il était parfaitement abrité des vents du Sud et de l'Ouest ; il offrait un bassin intérieur déjà resserré à l’entrée par des môles, et qui avait autrefois servi de port aux habitants de Cumes ‘ : c’est
1. Il est difficile de se faire une idée exacte du Portus Tulius, car nous ne possédons aucune carte antérieure à l’année 1538, date du soulèvement du Monte Nuovo. Sur les cartes antiques, comme la table de Peutinger, les projections sont invraisemblables ; quant aux cartes du temps de la Renaissance, elles sont à trop faible échelle. Le géologue seul peut arriver à des conclusions provisoires sur l’état ancien de la côte (V. Jahresberichte der geographischen Gesellschaft zu Greifswald, 1887). Cf V. Gardthausen, Augustus und seine Zeit, Leïpzig, 1893-6, I, 4, p. 257 sqq. ; 1, 2, p. 131 sqq.