‹ La Flotte de MisèneChapitre 55 sur 162 · Garrucci, CE. pr. Mis., ete...…, p. 6 et · texte numérisé non relu

Garrucci, CE. pr. Mis., ete...…, p. 6 et

3. Fiebiger, op. laud., p.290 sqq. — « Misenum uel Miseni promunturium, écrit M. Mommsen (CIL, X, p. 317), quod poetae a Misenac tubicine appellatum esse fabulantur (Cf Aeneid., VI, 234), multi commemorant : comprehensum fuit aliquando finibus Cumanis (Liu.; XXIV, 13 : peruasto agro Cumano usque ad Miseni promuntorium). Villae hic quoque mature aedificari coeptae sunt, ut Lucullana, item Antoniorum. Portum ibi insti- luit Augustus (Suet., Aug., 49), cuius situm accurate delerminat Strabo (V, 4, 5, p. 243 C) : xéubovre de roy Muonvov luñy 200 ro Tà drpu, xui er rodroy éyzohmiGousx miov els Bdôoc, êv & ai Buiut. Oppidum modo Misenum dictum, modo Misenas, bi creuisse ex classicorum statione intelligitur ex Plinii narratione, Ep., VI, 20, 7 ». Les habitants de Misène étaient généralement inscrits dans la tribu Claudia ; la ville était située dans la regio prima de la Campanie.

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du port de Misène. Il serait dangereux de le suivre dans la voie de ses restitutions, qu'une foule de phénomènes sismiques et volcaniques survenus dans cette région, et mal connus, rendent très hasardeuses”.

On reconnut dès les premiers jours qu'il était impossible de s’en tenir au port de Misène et à celui de Ravenne. La Méditerranée est vaste. et un coupde main hardi pouvait facilement être tenté loin deces deux villes avant qu'un secours quelconque eût eu le temps d’en venir. Dès l’année 6 de notre ère, nous avons vu la Sardaigne troublée par lesbrigands de mer, et pourtant cette île n’est pas fort éloignée de Misène. Il était donc nécessaire d'arriver vite; il y avait même lieu d’exercer une surveillance constante, et celle-ci ne pouvait avoir lieu dans un trop grand rayon. C'est ainsi qu'il fut créé pour chaque flotte un certain nombre de stations en des points tenus pour les plus fréquentés des pirates ou pour les plus utiles au commerce ; des wexillationes y furent placées qui observaient soigneusement les alentours. Les résullalts de cette organisation furent heureux : un texte d’Arrien

1. « Les rivages de la baie de Pouzzoles, dit M. Elisée Reclus, ont fréquemment changé de niveau ; les trois colonnes d’un temple de Neptune, dit de Sérapis, en sont une preuve bien connue.... En 1538, la Montagne nouvelle (Monte Nuovo) fut rejetée par l’officine intérieure des laves et des volcans. En quatre jours, l’énorme cône, haut de 130 mètres, et d’un parcours de plusieurs kilomètres, jaillit de la plaine basse qui continuait le golfe vers le Nord ; le village de Tripergola fut enseveli sous les cendres ; toute une plage, dite de Starza, se forma au pied de la falaise de l’ancien littoral, et deux nappes d’eau qui s'étendent à l'Ouest du Monte Nuovo cessèrent de communiquer avec la mer et prirent une autre forme. Le cap terminal, le célèbre promontoire de Misène, est lui-même un ancien volcan, et jadis faisait partie d’un groupe d’éruptions beaucoup plus considérable qui comprenait aussi la petite île de Procida ». Nouvelle Géographie universelle, Europe méridionale, p. 489-491.

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nous atteste qu’à la fin du premier siècle, sous le règne de Trajan, l’état général de la mer était des plus pacifiques ‘.

Il semble bien que toute relation n'ait pas été interdite entre les deux flottes d'Italie, et qu’elles aient eu des points de relâche communs : au Pirée * et à Centum Cellae (aujourd’hui Civita-Vecchia) on a trouvé des inscriptions relatives à des classiarii de l’une et de l’antre. Nous avons fait déjà * nos réserves sur la force probante de ces constatations ; néanmoins, lhypothèse que nous examinons se recommande assez à d’autres titres pour qu'on s'arrête à tout ce qui semble, de près ou de loin, la confirmer. Et sans doute, il était utile que, dans les parties d'Orient et d'Occident de la Méditerranée, des pavires appartenant à l’une des deux escadres, poussés par les vents ou la tempête, au cours d’une croisière, loin de leur champ de parcours habituel, ou entraînés, sur de grandes distances, par la chasse d’une troupe de pirates qu'il fallait poursuivre jusqu’à la capture définitive, il était utile que ces navires pussent trouver un relais ou un chantier de radoub aussi bien dans les dépôts de l’autre flotte que dans les leurs. Loin de troubler l’organisalion maritime, cette méthode ne pouvait que la simplifier.

M. Fiebiger a le premier recherché ‘, avec critique et minutie, quelles avaient été les stations de la flotte de

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