‹ La Flotte de MisèneChapitre 57 sur 162 · Suet, Nero · texte numérisé non relu

Suet, Nero

ARDICACASS LENS D 16

5. Sid. Apollin., Epist., I, 10, 2 (Monum. German. histor., VIII, p. 16).

LR PRES

C'est Ancus Martius qui, selon la légende, l'aurait fondé à l'usage de Rome. Les travaux hydrauliques dont il a pu être l’auteur se sontdu moins réduits à peu de chose. Pendant longtemps en effet, le port ne fut constitué que par l’embouchure naturelle du Tibre ; le fondateur de la colonie, nous dit Denys d’Halicarnasse, se servit simplement adr@ T® oréwar Toù morémou !, Ancus Martius, probablement, apporta quelques modifications légères à la disposition des deux rives, plutôt qu'il ne construisit un bassin régulier ?.

Durant plusieurs siècles, beaucoup d’embarcations eurent l’usage de pousser jusqu’à Rome; si c’étaient des navires de guerre, ils remontaient le courant à force de rames ; quant aux bâtiments de commerce, ils étaient tirés par des cordes que l’on liait, paraît-il, à des cornes de bœufs, et ces bêtes de somme les entraînaient ainsi. La nuit, la navigation était probablement interrompue.

Le Tibre n’était pas toujours navigable :en hiver parfois gelé, en été, charriant une masse d’eau insuffisante. La saison la plus opportune pour la navigation, fluviale ou hauturière, s’étendait des ides de mars aux ides de novembre, dans les parages d’Ostie comme ailleurs ; nous savons, en effet, queles anciensne naviguaientpas en hiver, sauf par exception, sauf aussi lorsque les pirates exerçaient dans la bonne saison une äomination trop absolue, car on Les redoutait plus encore que la tempête. On a prétendu qu'il fut porté, avant l'Empereur Claude,

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