‹ La Flotte de MisèneChapitre 58 sur 162 · Den. Hal., II · texte numérisé non relu

Den. Hal., II

2, Sur le port d'Ostie, un des mieux connus, et qui pourra nous servir

d'exemple, de type, cf Lanciani, Ricerche topographiche sulla ciutta di Porto, dans les Annali dell Institulo di corr. arch., 1868, p. 144-195. — M. Otto Hirschfeld en dit aussi quelques mots dans son étude sur l’administration et la préfecture de l’annone (Philologus, 29, p. 75 sqq.).

ri : k . . AZ une loi interdisant de mettre à la voile en hiver * ; la

thèse est sans doute bien peu admissible, et aucun texte ne le dit formellement, mais en fait, c'est une règle qu'on observait assez généralement. Mieux valait attendre en effet; avec le vent en poupe sur lequel on pouvait fréquemment compter dans les autres mois de l’année, les navires partis d'Ostie gagnaient facilement Alexandrie en dix jours, en deux le détroitde Sicile, en moins de cinq la côteafricaine ; dansune direction opposée, on atteignait en trois jours la Narbonnaise et en quatre l'Espagne citérieuré *.

Mais peu à peu, le port naturel d’Ostie devint impossible à utiliser, à cause des alluvions que charriait le Tibre : la côte avançait constamment; on a constaté en effet que la ville s'était étendue toujours du côté de la mer, les constructions les plus récentes, que l’on peut reconnaître à la nature des matériaux employés, et qui sont les plus rapprochées du littoral, en fournissent une preuve suffisante. Aussi le golfe s’ensablait : la profondeurde l’eau, au premier siècle déjà, était devenue si peu considérable que Caligula, voulant ramener, avec un cortège d’honneur, des îles du Pont les cendres de sa mère et de son frère, dut se contenter malgré tout d’une modeste birème d'un faible tirant d’eau *. Les navires étaient forcés le plus souvent d’ancrer dans la haute mer, ce qui ne laissait pas d’être fort dangereux. Jules César avait songé à faire un grand bassin artificiel, mais, après quelques tentatives, le projet fut, nous dit Suétone, propter

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