‹ La Flotte de MisèneChapitre 63 sur 162 · NON · texte numérisé non relu

NON

plus grand port de la Sardaigne dans l'antiquité, les soldats de la division de l’escadre de Misène eurent leur tombeau particulier pendant les trois premiers siècles de l'Empire.

Au Nord de la côte qui fait face à l’Italie se trouve le port d'Olbia : on y a découvert une seule inscription, c’est peu de chose, et Strabon nous dit qu’on ne voulut pas y envoyer beaucoup de troupes, à cause de l’air pestilenliel qui s'y respirait ‘. Pourquoi en eût-il été autrement des classiarü ? Il semble donc raisonnable de ne suivre que timidement M. Fiebiger dans ses conjectures à ce sujet.

En Sicile, on a exhumé fort peu d'inscriptions de classiarü ; cette province pourtant fournissait beaucoup de blé * et de nombreux brigands en étaient originaires *. Le meilleur port de l’île, selon Diodore de Sicile, était Panorme *. Servit-il à la flotte de Misène ? On ne peut que poser la question.

M. Fiebiger admet que l’île de Caprée, sous Tibère tout au moins, eut une station navale permanente. Dion Cassius, en effet, nous apprend * que cet Empereur, quand il eut résolu la perte de Séjan, fit équiper des navires dans cette île, afin de pouvoir s’enfuir rapidement luimême, sises desseins échouaient et que ceux de Séjan vinssent au contraire à réussir. Mais il faut voir là un simple fait isolé, et la découverte d’une seule inscription

1. Strab., V, 2, 7, p. 225 C : vooepà yüp à vamos roû Oépous..... où de TEUTOHEVOL GTPUTNYOL TÙ JE UYTÉYOUOL, TPÔS G d'uraudéaouv, èreudüv ph hucute) ÿ TPÉPELY GUYEY DS y TOTOLS VOGEpois orpuromed ov.

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