Dio Cass., LVIIT
n’est même pas venue confirmer cette supposition. Nous savons seulement que l’île de Caprée avait un phare *.
Même incertitude touchant l’île d’Aenaria, située au nord de la précédente. Il s’y trouvait un port, mais rien ne prouve que la flotte de Misène l’ait utilisé.
N'y aurait-il pas d’ailleurs témérité à multiphier outre mesure par de simples hypothèses ces stations permaventes ? Avec les conjectures trop faciles de M. Fiebiger, nous en reconnaîtrions un grand nombre, groupées très près les unes des autres, à la distance de quelques milles seulement. Il est possible assurément que quelquesunes d’entre elles n'aient été que provisoires, et qu'on ait procédé par tâtonnements, comptant sur les évènements pour connaître peu à peu les points du littoral les plus utiles à fortifier. Il est raisonnable de supposer qu'il en existait plusieurs sur les côtes d’Espagne * ét d’Afrique, bien qu'aucun monument ne nous les rappelle. N'oublions pas néanmoins que de bonne heure les provinces éloignées reçurent leurs flottes particulières * :