V. le commencement de la préface de ce livre
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la durée de leur service, répartition des forces navales de l'Empire.
Le premier de ces trois points de vue ne saurait être qu’accessoirement le nôtre : les batailles sur mer, très nombreuses pendant la République, sont presque inconnues sous l’Empire ; la flotte de Misène, dans l'intention même de celui qui l’a créée, ne devait guère avoir qu'un rôle de police. — Quant à la pure technique navale, pour ainsi parler, il importe de l’effleurer avec circonspection. L'érudit qui aurait la fortune d’être en même temps un marin pourrait oser davantage : plus d’un auteur à cru sans doute réunir les deux qualités, et pourtant nous avons actuellement, même pour la flotte grecque, bien peu de données qui ne présentent pas un caractère plus ou moins hypothétique.
La troisième question n'offre pas les mêmes difficultés, les mêmes périls ; sans doute, les inscriptions que nous possédons sont souvent bien laconiques ou restituées sans pleine certitude ; les marins de Rome, pauvres gens, ne pouvaient rétribuer les services de graveurs consommés, et plus d’un monument funéraire élevé à un classiarius présente des incorrections singulières et parfois une orthographe invraisemblable ‘. Mais ces restrictions faites, nous nous trouvons en face de documents plus sûrs que tous les autres, et leur Imterprétation, avec l’examen des commentaires et des divergences de conclusions qu’ils ont soulevés, sera l’objet essentiel de ce travail ”.
1. Tituli plerique, dit M. Mommsen (CIL, X, p. 317), pessime scriptè lectuque difficiles sunt, positi scilicet saeculo potissimum ‘tertio : cuius aetalis inter alia hoc quoque indicium est, quod inter nauphylaces non la paucos nullus est qui a litiera Ê pro ph abstineat. Éa enim litteralurae degeneratio cœpit fere a Seuero.
2. C’est ici le lieu de remercier tous ceux qui m'ont aidé dans la prépa
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