‹ La Flotte de MisèneChapitre 71 sur 162 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

2, Les grands navires perdirent beaucoup de leur ancien prestige à cette époque. Dans les flottes prétoriennes, on trouve très peu de quinquérèmes et moins encore d'hexères. On lit dans Végèce, Ep. r. m., IV, 33: Sed Augusto dimiicante Acliaco proelio, cum Liburnorum auxilis praecipue uictus fuisset Antontus, experimento tanti cerlaminis paluit, Liburnorum naues ceteris aptiores. Ergo simililudine et monine usurpato ad earumdem instar classem Romani principes temuerunt. — La Liburnie était une partie de la Dalmatie, ayant pour capitale Iadera. — Cf encore Pline, Epist., VI, 16, 9.

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Lui-même convient que « cet aperçu n’a de valeur que comme exposant la succession probable de faits imparfaitement connus ».

Des navires d'un autre type s'étaient en même temps perpétués, mais à un moment donné ‘ ils se confondirent sous une même appellation avec les liburnes : liburne est devenu, comme trière, dans des temps plus anciens, le synonyme de navire de guerre. Nunc naues bellicae, dit Végèce ”, appellantur liburnae.

Le même auteur nous indique les bois généralement employés pour la construction des navires : ex cupresso et pinu domestica siue siluestri et abiete praecipue liburna contexitur. Souvent la charpente était en osier, et on la recouvrait d’une solide épaisseur de cuir ‘. La coque était peinte à l’encaustique : Pline nous indique sept sortes de couleurs d’un usage courant : pourpre, violet, bleu, deux variétés de blanc, jaune et vert ; plus tard, on assortit les vaisseaux aux flots mêmes de la mer, pour les rendre moins visibles à distance, Parfois, on faisait simplement des dessins sur la coque ‘, et on les dédiait à une divinité grâce à qui les navigateurs avaient échappé à la tempête et au naufrage ; mais cela était vrai sans doute plus encore des navires marchands que des navires de guerre. Il y avait souvent des inscriptions ou des de-

1. Cette date fut-elle tardive, ou l’usage reçut-il des exceptions ? Toujours est-il qu’on trouve sur des inscriptions, en petit nombre, il est vrai, dés désignations de navires en toutes lettres autres que liburne, trière par exemple. V. Ephem. epigr., IV,p. 341, n° 924.

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