‹ La Flotte de MisèneChapitre 70 sur 162 · Veget., Epit. r. m., II · texte numérisé non relu

Veget., Epit. r. m., II

4. Veget., IL, 1 : Classis item duo genera sunt : unum liburnarum, aliud lusoriarum . :

5. Les marines de guerre de l'antiquité, t. II, 1891, p.35. C'est le résumé d'une diseussion plus serrée.

possédé que des trirèmes destinées à la surveillance des côtes, navires non pontés et non couverts ; qu'à partir de la première guerre punique, toutes les galères de combat romaines ont été pontées et non couvertes de bout en bout ; qu’exception doit être faite pour les galères du type grec conquises sur l'ennemi et employées par le vainqueur ; que les escadres composées de galères de combat ont toujours été accompagnées de bâtiments légers non pontés qui, sous des noms divers, et en dernier lieu, sous le nom de petites liburnes, liburnicae, ont rempli les mêmes fonctions que les triacontores, pentécontores, lembes, etc... dans les flottes grecques ».

Dans les siècles écoulés entre le commencement des guerres puniques et la fondation de l’Empire, il est certain que les guerres maritimes ont dû être faites avec des moyens appropriés au but présent ; les escadres étaient forcément composées de navires de provenances et de types très divers. « La plupart des armements connus, dit l’amiral Serre, ont été principalement composés de petits bâtiments ou de grandes barques équipées à la hâte. Les marines grecques ont été des marines de marins ; les premières marines romaines, des marines de conquérants. Jal s’est fait illusion en entreprenant de restituer la trirème de J. César. César a combattu sur des galères qui n'étaient pas sorties des chantiers latins; il s’est servi des moyens de transport qu’il a su réunir ». Mais c'étaient tout au moins des Romains qui construisaient ces navires ou qui en dirigeaient la construction, quoi qu'en dise l’amiral Serre. Quand César fit sa campagne dans l'Ouest de la Gaule, il ne trouva devant lui qu'une seule puissance maritime, celle-là même qu’il

dut combattre : les Vénètes. Pouvait-il compter sur eux pour obtenir des vaisseaux ? Les textes, du reste, nous disent formellement que plus d’une fois les Romains construisirent eux-mêmes des galères ; les alliés, bien souvent, nous l'avons dit, ne fournissaient que l’équipage.

Ce fut autre chose, continue l'amiral Serre ‘, quand survint l’Empire, et avec lui la pacification générale. Divers types mieux définis figurent dans les escadres. « Les uns, sous la forme de polyères prises à Actium, conservées ou reproduites, représentent l’art grec, l’art ancien ; les autres, les liburnes, navires à deux rangs de rames seulement, représentent l’art nouveau, répondant à d’autres exigences ?. La liburne, appelée à fréquenter toutes les mers, destinée surtout aux stations lointaines, aux navigations au long cours, était moins exclusivement construite en vue du combat ; elle possédait de meilleures qualités voilières, était moins longue, moins rapide à l’aviron, avec un tirant d'eau plus faible ». Depuis le jour où elle était apparue pour la première fois sur les bords de la mer Adriatique, elle avait d’ailleurs subi des modifications ; et l’amiral Serre croit pouvoir la comparer, ainsi perfectionnée, aux galères vénitiennes du XVesiècle. Nous n’avons pas à le suivre sur ce terrain.

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