Vitruu., X, 9, 5 et
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n'ayant guère à transporter que leur équipage ; aussi le Tibre demeurait-il navigable jusqu'à Rome, même pour ceux de dix rangs de rames, alors qu’un vaisseau marchand de plus de soixante-quinze tonnes (trois mille talents) se voyait forcé de jeter l’ancre à l’embouchure du fleuve ’. Dès lors, dit très bien M. Cecil Torr ?, les navires de guerre de dix rangées — les plus grands de l’époque de Denys qui marque le début de la nôtre — ne devaient pas peser plus de soixante-quinze tonnes, ce qui serait le poids d’un équipage d’un millier d'hommes en moyenne. On peut, par suite, évaluer à peu près le poids d’une trière à six cents talents ou quinze tonnes. Mais il faut s’en tenir là dans la voie des conjectures ; Graser est bien hardi en évaluant l’équipage ordinaire d’une quinquérème à trois cent dix rameurs, dix-huit soldats et quarante-sept nautae, en comprenant aussi sous ce nom les officiers et sous-officiers de marine *. En fait, nous n’avons aucune indication. Nous avons rappelé plus haut le passage de Polybe ‘ suivant lequel, pendant la première guerre punique, on fit monter sur chaque quinquérème trois cents rameurs et cent vingt soldats ; il n’est pas question des matelots. M. von Domaszewski observe que Polybe a dû les comprendre parmi les épéro ou rameurs ‘. Fantaisie que tout cela ! Nous avons vu qu’en réalité il s'agissait dans ce texte d’un transport de troupes : le chiffre cent vingt ne s’applique donc pas à l'équipage. Il faut écarter déjà pour l’époque républicaine