App., B.ciu., V, 118 sqq. 2. Polÿb
3. Frontin, I, 8, 24 : superieclo ponte transgrediebatur Romanus ; Ve- .get., Epit. r. m.: iniectis pontibus, in adversariorum transeunt naues, ibique gladirs manu ad manum, ut dicilur, comminus dimicant. 4. Scol. Thucyd., VII, 41 ; scol. Aristoph., Chevaliers, 739.
phin, mais c'est une invention vraisemblablement assez ancienne, connue déjà des Grecs.
Les Romains, gens dévots, qui ne commençaient aucune opération d'importance sans y avoir préludé par des pratiques religieuses, afin de pouvoir compter plus sûrement que les dieux seraient favorables à leur entreprise, n'eurent garde de déroger à cet usage dans les choses de la mer ; aussi des cérémonies minutieuses accompagnaient-elles le départ des flottes. Cicéron et Tite- Live font à cette coutume une brève allusion. Nostri equidem, dit le premier ‘, ducem, mare ingredientes, immolare hostiam consueuerunt. L'autre dit seulement, au cours du récit d’un départ : Et sacrificio, ut adsolet, rite facto *.
Appien, lui,nous décrit plus en détail le sacrifice offert à la divinité au moment où Octave quitta avec son escadre la côte d'Italie, avant la bataille de Nauloque : Des autels avaient été dressés sur le bord du rivage ; les navires, occupés par les classiarü, se tenaient tout autour ; chacun observait le plus profond silence. Les sacrificateurs, à quelques pas de la mer, immolèrent la victime, ils en portèrent les entrailles tout autour de la flotte, voguant sur des vaisseaux légers où les chefs étaient montés avec eux ; ils priaient que, par ce sacrifice, s’éloignassent des vaisseaux tous lesfâcheux destins;puis on divisa les entrailles, on en jeta une partie à la mer, une autre fut brûlée sur les autels *.
Assurément, rien ne nous prouve la survivance de ces pratiques au temps des flottes prétoriennes; mais