Op. laud., p
Tacite lui-même donne ailleurs * ces deux titres au
même personnage, Claudius Apollinaris.
D'autre part, une inscription fait mention d’un benejiciarius stolarchi *. Qu’était ce stolarchus ? D’après Henzen, suivi par Marquardt et M. Ferrero, il était le chef d’un petit groupe de navires. C’est une solution peu probable ; il n'existe d'abord qu’une seule inscription parlant d’un stolarchus ; et puis nous verrons qu'il faut très probablement reconnaitre dans le nauarchus le commandant d’une division d’escadre. M. Mommsen, après Garrucci, dit avec plus de raison que le sfolarchus est tout simplement le praefectus classis, dont le nom a été littéralement traduiten grec. C’est une élégance du graveur de la pierre qui nous fait connaître ce mot d’avoir employé un dialecte noble. Une autre inscription ‘ du reste appelle le praefectus classis Misenensis ërapgos srédov, ce qui paraît trancher tous les doutes.
Nous avons peu de souvenirs épigraphiques des subpraefecti classis. Is suffisent pourtant à nous faire connaître leur situation juridique et sociale et à nous faire deviner la nature de leurs fonctions. Ces officiers appartenaient aussi à l'ordre équestre, et ils étaient à peu près de même rang qu’un praefectus alae ou qu'un tribun de cohorte ou un tribun dans une légion. C’est donc un rang à peu près équivalent à celui du praefectus classis ; néanmoins nous avons de très légitimes raisons de croire qu’un sous-préfet d’une flotte d’ltalie était encore un peu inférieur à un préfet d’une flotte provinciale ; on remarquera qu'entre ces quelques grades il existait des nuances à