HA6BAHA
Voici la Thorâ dlsraël !
Voici la loi que Dieu lui-même a consacrée !
Peuple, à travers la vie, au sein de TËternel, Porte-la dans ton cœur ! Qu'elle te soit sacrée !
Montre-la , peuple de Juda !
£t chèrement acquise, au-dessus de ta tète.
Bien haut, avec orgueil , au monde montre-la ! Elle te coûte assez pour être ta conquête !
Oui , pour posséder ce trésor, Ton cœur s*est imposé les plus grands sacrifices !. Tu donnas tout : honneur, liberté , bonheur, or, Et ton sang généreux versé dans les supplices !
Et du Ciel radieux drapeau !
Pour sa gloire combien ont perdu la lumière ! Au prix de tant de morts descendus au tombeau , Nous avons en héros conquis cette bannière !
Dieu tout-puissant , Dieu notre roi !
Nos Pères ont jadis de toi reçu ce gage...
La bataille est perdue ! — et debout est la loi ! Et voilà nos drapeaux échappés du naufrage !
(f ) Elévation. Quand , dans les temples Israélites , le rouleau sacré est éleyé et déployé flous les yeux de la communauté , les fidèles récitent quelques yersets bibliques commençant par : « VoilK la loi que Moïse a préisentée aux enfants d'Israël. »
Le poëme ci-dessus , inspiré par cette cérémonie , a été traduit de l'allemand par le cheyalier Redarex Saint-Rémy.
XVI HÂGBAHÂ.
Cachés dans leurs plis précieux , Nous les avons gardés, dans notre chute amère, Comme, d*un si grand prix, la prunelle des yeux, Ou comme d'un enfant la tète aimable et chère !
Autour d*eux que de combattants Sont tombés ! De nos morts , ah ! qui dira le nombre ? Jamais les survivants , à leurs drapeaux constants , Dans le malheur, n'auront d'autre abri que leur ombre !
De tous côtés jaillit la mort !
Des flots en leur fureur, nous franchîmes Tabîme ; Au-dessus des torrents de flammes, loin du port. Nous tenions encore h^ut notre drapeau sublime.
Enveloppé dans ce drapeau.
Plus d'un fut dévoré tout vivant par la flamme , Et sur ce bouclier, par la main du bourreau. Plus d'un , percé de coups , a rendu sa grande âme !
De flèches , de poison , de feu , L'ennemi contre nous se servit dans sa joie.
Mais nous pûmes sauver l'Ecriture de Dieu!... Le reste , en un combat sans fin , fut une proie !
Élevons au Ciel la Thorâ !
Dans nos accents joyeux , comme en un jour de fête , Bien haut, avec orgueil, au monde montrons- la ! Elle nous coûte cher! Oui, c'est notre conquête!
Enfin a cessé le combat !
Mais si jamais sur nous se ruait la tempête , Fidèles à nos rangs, alors dans leur éclat.
On verrait nos drapeaux flotter à notre tête.