‹ La foi d'Israel;Chapitre 6 sur 30 · HA6BAHA · texte numérisé non relu

HA6BAHA

Voici la Thorâ dlsraël !

Voici la loi que Dieu lui-même a consacrée !

Peuple, à travers la vie, au sein de TËternel, Porte-la dans ton cœur ! Qu'elle te soit sacrée !

Montre-la , peuple de Juda !

£t chèrement acquise, au-dessus de ta tète.

Bien haut, avec orgueil , au monde montre-la ! Elle te coûte assez pour être ta conquête !

Oui , pour posséder ce trésor, Ton cœur s*est imposé les plus grands sacrifices !. Tu donnas tout : honneur, liberté , bonheur, or, Et ton sang généreux versé dans les supplices !

Et du Ciel radieux drapeau !

Pour sa gloire combien ont perdu la lumière ! Au prix de tant de morts descendus au tombeau , Nous avons en héros conquis cette bannière !

Dieu tout-puissant , Dieu notre roi !

Nos Pères ont jadis de toi reçu ce gage...

La bataille est perdue ! — et debout est la loi ! Et voilà nos drapeaux échappés du naufrage !

(f ) Elévation. Quand , dans les temples Israélites , le rouleau sacré est éleyé et déployé flous les yeux de la communauté , les fidèles récitent quelques yersets bibliques commençant par : « VoilK la loi que Moïse a préisentée aux enfants d'Israël. »

Le poëme ci-dessus , inspiré par cette cérémonie , a été traduit de l'allemand par le cheyalier Redarex Saint-Rémy.

XVI HÂGBAHÂ.

Cachés dans leurs plis précieux , Nous les avons gardés, dans notre chute amère, Comme, d*un si grand prix, la prunelle des yeux, Ou comme d'un enfant la tète aimable et chère !

Autour d*eux que de combattants Sont tombés ! De nos morts , ah ! qui dira le nombre ? Jamais les survivants , à leurs drapeaux constants , Dans le malheur, n'auront d'autre abri que leur ombre !

De tous côtés jaillit la mort !

Des flots en leur fureur, nous franchîmes Tabîme ; Au-dessus des torrents de flammes, loin du port. Nous tenions encore h^ut notre drapeau sublime.

Enveloppé dans ce drapeau.

Plus d'un fut dévoré tout vivant par la flamme , Et sur ce bouclier, par la main du bourreau. Plus d'un , percé de coups , a rendu sa grande âme !

De flèches , de poison , de feu , L'ennemi contre nous se servit dans sa joie.

Mais nous pûmes sauver l'Ecriture de Dieu!... Le reste , en un combat sans fin , fut une proie !

Élevons au Ciel la Thorâ !

Dans nos accents joyeux , comme en un jour de fête , Bien haut, avec orgueil, au monde montrons- la ! Elle nous coûte cher! Oui, c'est notre conquête!

Enfin a cessé le combat !

Mais si jamais sur nous se ruait la tempête , Fidèles à nos rangs, alors dans leur éclat.

On verrait nos drapeaux flotter à notre tête.

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