‹ La foi de nos pères, ou, Exposition complète de la doctrine chrétienneChapitre 10 sur 59 · CATHOLICITÉ DE I/EGLISE. S · texte numérisé non relu

CATHOLICITÉ DE I/EGLISE. S

pas joyeux. J'ai vu et entendu un de leurs groupes donner des marques très vives de leur profonde émotion. En entrant dans le temple sacré, ils sentaient qu'ils avaient trouvé une oasis dans le désert. Désormais, ils étaient chez eux. Ils trouvaient une place commune dans la terre étrangère. Ils étaient dans l'église de leurs pères, dans la maison de leur enfance, tandis qu'une larme coulait sur leurs joues brûlées par le soleil, ils semblaient dire au fond de leur cœur : « Qu'ils sont aimables vos tabernacles, Seigneur, Dieu des armées ! Mon âme désirait ardemment être dans la maison du Seigneur et elle tombait presque dans la défaillance. Mon cœur et ma chair se sont réjouis dans le Dieu vivant \ » Ils voyaient autour du sanctuaire les images des saints qu'ils avaient coutume de vénérer dans leur jeune âge. Ils apercevaient les fonts baptismaux et les confessionnaux. Ils contemplaient l'autel et la table sainte où ils recevaient leur Créateur. Ils observaient le prêtre à l'autel, revêtu des ornements sacrés. Ils apercevaient autour d'eux une multitude d'adorateurs fléchissant les genoux, et dans le fond de leur cœur, ils se réjouissaient de se voir une fois de plus parmi des frères et des sœurs, avec lesquels ils avaient « un seul Seigneur, une seule Foi, un seul Baptême, un seul Dieu, un seul Père. »

Un catholique est partout chez lui. Les sociétés secrètes, de quelque nom qu'elles s'appellent, ne forment qu'un centre d'union bien faible et bien pâle, si on le compare à la vraie communion engendrée par la foi catholique, par l'espérance et par la charité.

L'Eglise catholique romaine mérite donc exclusivement le titre de catholique, parce que ses enfants abondent dans toutes les parties du globe, et qu'elle embrasse la plus grande partie de la famille chrétienne.

^ Psal, LXXXIII.

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