‹ La foi de nos pères, ou, Exposition complète de la doctrine chrétienne [microforme]Chapitre 6 sur 83 · LA SAINTE TRINITÉ — L'INCARNATION, ETC · texte numérisé non relu

LA SAINTE TRINITÉ — L'INCARNATION, ETC

niversaire de la mort de leur père par des prières et par des jeûnes que par des festins. Nous nous abstenons encore de la chair des animaux le vendredi, pour donner, dans une faible mesure, des preuves sensibles de notre dévouement envers notre Maître bien-aimé, par la mortification de notre COTPS, eSSavant, comme saint Paul, ‘‘de porter en notre corps la mortification de Jésus, afin que Sa vie paraisse dans notre corps (1).

Les catholiques professent pour la croix un très grand respect, parce qu'elle fut l'instrument sur lequel on crucifia notre Sauveur. Elle domine nos églises, elle

rne nos Sanctuaires, Nous la vénérons comme l’emblème de notre salut, ‘Loin de moi, dit l’Apôtre, de me glorifier en autre chose qu'en la croix de Notre- Seigneur Jésus-Christ (2). Nous ne cherchons pas à attacher une vertu intrinsèque à la Croix; il y nurait là péché et idolâtrie. Nous faisons remonter otre vénération jusqu'à Celui qui a bien voulu mourir entre ses bras.

C’est pour les fidèles une très pieuse et très ancienne coutume de faire sur eux le signe de la croix, en disant en même temps: ‘‘Au nom du Père, du Fils et du Saint- Esprit.” Tertullien, qui vivait au second siècle de l’ère chrétienne, dit: ‘Dans toutes nos actions, quand nous entrons, quand nous Sortons, quand nous nous habillons, quand nous nous baignons, à nos repas, avant de nous retirer pour prendre notre repos... nous faisons Sur nous Île signe de la croix. Ces Pratiques ne sont pas l’objet d'une loi spéciale dans les Ecritures ; mais les traditions nous les enseignent, la coutume les confirme, la foi les observe (3).'’ Par le signe de la croix, nous

(1) IT Corint., iv, 10.

(2) Galates, vr, 14.

(3) De corona, cui.

faisons profession de foi à la Trinité, à l’Incarnation, et nous accomplissons l’acte le plus salutaire de la religion.

Nous croyons qu’un dimanche, de grand matin, Jésus-Christ manifesta sa divine puissance en ressuscitant par sa propre vertu, et qu'après avoir passé quarante jours sur la terre, depuis le moment où il sortit du tombeau jusqu’à celui où il acheva d’instruire les apôtres, il s'éleva de la montagne des-Oliviers au plus haut des cieux. A la fête de la Pentecôte, autrement appelée Whitsunday, dix jours après son ascension, notre Sauveur envoya, comme il l’avait promis, son saint Esprit à ses disciples tandis qu’ils étaient réunis pour prier. Le Saint-Esprit purifia leur cœur de toute souillure et leur communiqua une connaissance complète des doctrines du salut, pour qu'ils pussent ensuite les publier. C'est en cette même fête de la Pentecôte que les apôtres commencèrent leur sublime mission ; c'est à ce jour encore qu'on s'accorde à faire remonter les commencements de la vie active de l'Eglise catholique.

Notre Rédempteur donna à ses apôtres la plus grande autorité pour enseigner en son nom ; leur commandant : ‘de prêcher l'Evangile à toute créature,”’ et ordonnant à tous, sous les peines les plus graves, de les écouter et de leur obéir : ‘Celui qui vous écoute m'écoute, celui qui vous méprise me méprise et celui qui me méprise méprise Celui qui m’a envoyé (1).”°

Et de peur que nous ne soyons induits en erreur, dans le discernement que nous devons faire de la vraie Eglise et des fausses sectes, dont aotre Maître a prédit la naissance, il s’est plu à graver sur son Eglise des Marques brillantes à l’aide desquelles tout investigateur

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sincère pourra facilement Ja reconnaître comme sa légitime épouse. Voici les principales marques ou caractères de la véritable Eglise : l'Unité, la Sainteté, la Catholicité, l’Apostolicité (1). On peut y ajouter l’infailli. bilité dans son enseignement et la perpétuité dans son existence.

Chacune de ces marques va faire l’objet d’un chapitre particulier.

(1) Symbole de Constantinople.

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