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pays catholiques que dans les pays protestants. Les statistiques de ces crimes sont limitées ou on ne les a pas fait entièrement connaître.Nous avons des informations plus étendues à l’égard des autres grands crimes qui se commettent, on nous en accuse du moins, dans des proportions plus alarmantes dans les contrées soumises à l'influence catholique ; l’illégitimité est de ce nombre. Ici encore nous opposerons aux statistiques des contrestatistiques pour réfuter ces injustes accusations. Nous ne voulons pas qu’on nous prenne pour les avocats de l’impeccabilité des communautés catholiques, Nous avouons franchement, et nous déplorons du fond du cœur, les désordres dont les catholiques se rendent coupables, mais nous nions qu’ils soient pires que leurs voisins les protestants; et nous nions avec non moins d’assurance que l'Eglise soit responsable de leurs désordres.
Le Journal de la Société statistique de Londres, pour les années 1560, 65, 67, donne le compte-rendu des naissances illégitimes en Angleterre et en Ecosse qui s’élèvent à 612 pour cent, tandis que dans le royaume catholique de Sardaigne le nombre est un peu inférieur à 2 pour cent,'et en Irlande à 3 pour cent. Si, par la statistique de l’illégitimité, on peut juger sûrement de la moralité d’un pays, n'est-il pas très consolant de passer de la protestante Angleterre en Irlande, ou du Continent en Sardaigne!
Afin de pouvoir apprécier d’un seul coup d'œil la vraie condition des contrées d'Europe par rapport à ces sortes de crimes, je vais insérer, aussi correcte que possible, une table tirée des plus récents rapports. (Voyez, Monde catholique, vol. XI, p. 112.)
Comparaison établie entre les naissances illégitimes des différentes contrées catholiques et protestantes d'Eu- Tope, 100 élant pris pour base.