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II INTRODUCTION

dite, puis le vide, et bientôt la mort : « littera occidit» la lettre tue, dit saint Paul. Celui, au contraire, qui aspire, pour ainsi dire, Tesprit des choses, qui poursuit l^s idées dans les mots, les vérités dans les formules, les vertus dans les préceptes, celui-là entretient sa vie dans une jeunesse perpétuelle. La mort n'est point faite pour lui; et il sent dans son âme, à travers je ne sais quels parfums d*îmmortalîté que liri apportent les brises des régions éternelles, qu'il est réellement le fils du Dieu vivant.

Or, où en est, à ce point de vue, la société actuelle?

Il serait assurément fort eurîeux et plus utile encore d'examiner, avec exactitude et sans idées préconçues, si ce n'est pas la lettre qui, de nos jours, tend à triompher de Tesprit, sbîl dans les sciences spéculatives, par la facilité et l'espèce de satisfaction secrète avec lesquelles on subor-

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