‹ La foire aux artistesChapitre 81 sur 85 · LE POÈME DU CODE CIVIL · texte numérisé non relu

LE POÈME DU CODE CIVIL

Il était à peine onze heures que tout le monde avait déjà pris place autour de la table. M. Beauvivier avait la parole.

— Que pensez-vous de mon idée? demandait-il.

— Elle est superbe, répondit le faux Louis XVIII.

— Voilà ce que c'est, messieurs, nous dit M. Beauvivier, après nous avoir adressé un salut protecteur. Vous savez tous combien l'étude du droit est aride. Heureusement que l'idée m'est venue de demander à la poésie un secours contre la stérilité des sept codes. En un mot, j'ai mis en vers le livre de nos lois.

— Cela doit être charmant, dit Lambert.

— Je vais vous en donner une idée.

M. Beauvivier toussa légèrement et se mit à chanter :

TITRE II, — Des Ajournements.

ARTICLE Ier

air : Reçois dans ton galetas.

Dans tous les ajournements

Libellez votre demande,

Et concluez clairement,

Sans quoi vous paierez l'amende, Laquelle sera de vingt francs, Sans espoir de retranchements.

— Tout le monde voudra être notaire ou huissier, dit le faux Siraudin.

M. Beauvivier continua :

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