‹ La folie au théâtreChapitre 121 sur 185 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Absolument rien... qu'elle se repose un peu aujourd'hui, voilà tout.

LE PÈRE ROQUE, enchauté.

Merci, bien, Monsieur le Docteur I...

LE DOCTEUR

Vous ne savez pas ce qu'il lui faudrait, père Roque?

LE PÈRE ROQUE, eiTipressé.

Peut-être un cataplasme?

LE DOCTEUR

Non, c'est un autre remède...

(A Marie.)

Tu peux te rhabiller...

(Marie s^éloigne un peu pour aller se rajuster. Dans ce mouvement, elle passe devant Bernard, qui la suit avec, dans le regard, une lueur de convoitise. Elle baisse les yeux.)

LE PÈRE ROQUE, avcc unc grimace.

Oh! Je veux point lui acheter de drogues...

LE DOCTEUR

C'est pas des drogues, qu'il lui faudrait... c'est un mari...

LA MÈRE ROQUE, rentrant dans la maison.

Oh 1 c'est point pressé... elle est encore jeunette...

LE DOCTEUR

Elle e'st jeune, mais elle pousse vite...

BERNARD, avec un gros rire, montrant la poitrine de la petite.

Les pommes sont déjà mûres...

LE DOCTEUR

Prenez garde qu'on vienne les marauder...

196 LA PETITE ROOUE

Y a pas de dang-er... ?]Ile n'a pas encore d'idées...

(A ce moment, parait au fond, sur la route, le facteur Médéric. Visage énergique de vieux soldat. Il porte la croix de la Légion d'honneur sur sa blouse de facteur. Il a son sac à lettres en bandoulière, son hàton sous le bras.)

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