ACTE DEUXIÈME
LE DOCTEUR
J'ai rudement bien déjeuné...
FoucAUD, s^asseyant à califourchon sur une chaise.
Moi aussi... C'était exquis... quelle cuisine!...
(A Bernard.)
Moi, à ta place, pour être sûr d'en avoir toute ma vie une pareille, j'épouserais Nanette.
LE DOCTEUR, plaisantant.
C'est vrai, mon cher, tu serais toujours bien soigné... tu aurais de bons petits plats.
BERNARD, rîcanant.
Oui, bon souper... bon gîte... et les restes!...
LE DOCTEUR
Et de beaux restes encore !...
(On rit. Bernard rit d^un rire forcé.) {Nanette entre avec les liqueurs.)
NANETTE, posant les flacons sur la table. Voilà !... Ces messieurs auront du choix...
BERNARD, offrant.
Cognac?... kirsch?... calvados?..,
NANETTE, à Bernard.
Moasieur n'a plus besoin de rien ?
BERNARD
Non, de rien... je te remercie...
(Nanette va se retirer.)
BERNARD, V arrêtant, avec bonhomie.
Tu sais, je n'ai pas voula te faire de peine tout à l'heure... C'était pour rire...
LA PETITE ROOUE
NANETTE
Oh ! je me bile poinl... Je connais Monsieur, comme si je l'avais fait... Tête chaude, mais bon cœur.
[Elle sort en riant)