SCÈNE IV BEAUCHAMP, LIONEL, BRINDEAU
BEAUCHAMP
Mais moi aussi je te laisse...
LIONEL, V arrêtant vivement.
Non... restez... j'aime autant que vous soyez là...
BRINDEAU, saluant M. Deauchamp.
Tiens, monsieur Beauchamp, je ne vous avais pas remis en entrant...
{Beauchamp lui fait bonjour de la tête.)
LIONEL, qui a lu sa dépêche.
C'est terrible ! La municipalité ne veut plus attendre...
BRINDEAU
Dame î il y a longtemps qu'on les fait droguer...
(A Beauchamp.)
Et ça va bien, monsieur Beauchamp?
BEAUCHAMP, Serrant la main de Brindcau qui est allé vers lui.
Mais très bien, merci...
LIONEL, à Brindeau.
Ils refusent maintenant de faire l'exploitation en régie?
BRINDEAU
Oui, monsieur, ils refusent catégoriquement. /
BEAUCHAMP Ç
Qu'est-ce qu'il y a donc ? \
LIONEL, allant s^asseoir à la table de droite pour examiner le dossier.
C'est la ville du Havre, avec qui nous étions en pourparlers pour les tramways et l'éclairage électrique... Ils veulent que ce soit nous qui achetions les machines.
BRINDEAU
De leur côté, ils paieront une subvention annuelle...
LIONEL
C'est impossible de leur répondre.
BRINDEAU
Pourquoi, monsieur?
LIONEL
Parce qu'il faudrait l'avis de mon frère...
{Avec un coupd'œil à Beauchamp.) Et il est absent.
BRINDEAU, insistant. Mais, patron, c'est une affaire de premier ordre.
BEAUCHAMP
Qu'est-ce qu'elle peut rapporter?