ACTE PREMIER
signé par le médecin de l'asile qui reçoit le malade et le déclare bon pour la douche 1 C'est tout ! Ah ! oui, on peut le dire, c'est d'une facilité effrayante !
U^<^ DUBOIS
Lionel, vous feriez croire à votre oncle que Louise et moi.,.
LIONEL
Il n'est pas question de cela.. Je ne parle pas pour vous... Je vous connais, je connais Louise. Seulement, c'est terrible d'y penser 1 Hier encore, Raymond était à cette place bien portant, libre, dirigeant nos affaires; aujourd'hui, disparu, enfermé...
M™^ DUBOIS
Mais, Lionel, c'est quelquefois nécessaire...
LIONEL
Pourquoi ?
M""' DUBOIS
Quand un homme est malade comme Raymond... quand il peut devenir dangereux...
Raymond dangereux I Ce n'est pas à moi qu'il faut
raconter ça...
{A Beauchamp.)
Et vous comprenez les conséquences que tout cela peut -avoir pour nous...
CLOTILDE
Pour notre famille...
LIONEL, se rasseyant.
Et pour nos affaires...
BEAUCTIAMP
Ça doit être très gênant...
20 l'homme mystérieux
LIONEL
Gênant... mais mon oncle...
{On frappe à gauche.)
Qu'est-ce que c'est? On ne peut pas avoir une minute de tranquillité...
{Criant :) Entrez !
(Entre Brincleau, tenue de vieil employé. Il a un dossier sous le bras.)
C'est vous, Brindeau? Voyons, qu'est-ce qu'il y a?
BRINDEAU
Je vous demande pardon, monsieur, mais...
Vous voyez bien que je suis occupé...
BRINDEAU, tendant un télégramme.
C'est que c'est pressé... autrement...
LIONEL
Qu'est-ce qu'il y a?
BRINDEAU
Une dépêche. Il faut répondre immédiatement...
LIONEL
Une dépêche de qui?
BRINDEAU
De la mairie du Havre .. adressée à M. Raymond...
LIONEL, au mot de Raymond se levant vivement et allant
prendre la dépêche.
Ah!...
CLOTILDE
Nous vous laissons...
Elle se lève, ainsi que J/"« Dubois et toutes deux se dirigent vers la salle à manger.)