SCÈNE II
Les Mêmes, LE GÉNÉRAL, puis LE COSAQUE
LE GÉNÉRAL, quî est entré par la porte de droite. Chef!
LE SURVEILLANT EN CHEF, saluaut avcc Sel casquetle. Mon général...
LE GÉNÉRAL, tenue très correcte de vieux général en retraite ; cheveux blancs, redingote, rosette de la Légion dlionneur, ion de commandement.
Le procureur de la République? Pas arrivé ?
LE SURVEILLANT EN CHEF
Pas encore, mon général !...
LE GÉNÉRAL
En retard, toujours en retard... Pas l'exactitude militaire, le procureur !
LE SURVEILLANT EN CHEF
En effet I
58 l'homme mystérieux
LE GENERAL
C'est bien...
(// se promène les mains derrière le dos.) Je vais l'attendre. .. Peut pas tarder, nom de Dieu !...
{Au surveillanl.)
Il fait beau, aujourd'hui... beau soleil, belle journée !
(// se dirige vers la cheminée, prend une chaise et s'assied, dos au public, face au feu.)
LE SURVEILLANT EN CHEF
Oui, mon général...
FERNAND, Las au surveillant, en regardant le général.
Dites-moi, chef^ qui est-ce?...
LE COSAQUE, ouvraut la porte vitrée du fond. Il a des vêtements en lambeaux ; sa barbe et ses cheveux sont roux ; il a l'air méchant.
Je veux le voir !
LE SURVEILLANT EN CHEF
Qu'est-ce que vous venez faire ici?
FERNAND, rcculaut, effrayé.
Zut ! le Cosaque !
LE COSAQUE, avec exaltation, allant a la table. Je veux voir le procureur ! Je veux lui parler I
LE SURVEILLANT EN CHEF
Une autre fois ! Allez-vous-en !
LE COSAQUE, grinçant des dents.
Non... je m'en irai pas !
{Il frappe violemment sur la table.) LE SURVEILLANT EN CHEF, allant à lui.
Allons 1 allons !