‹ La folie chez les enfantsChapitre 37 sur 64 · NERVOSISME · texte numérisé non relu

NERVOSISME

Chez ces sujets en effet, l'anomalie intellectuelle à l'état latent pour ainsi dire, n'est attestée que par leurs antécédents héréditaires ou idiosyncrasiques, par leurs dispositions -acquises, (abus de toute nature, habitudes solitaires... etc.)

Chez ces individus de souche névropathique, prédisposés à toutes les maladies des centres nerveux, affections convulsives ou mentales, on est obligé d'admettre une prédisposition nerveuse, latente ou manifeste, sur laquelle, comme sur un terrain propice, peuvent germer et se développer plus ou moins lentement, parfois d'unefaçon brusque et inattendue la plupart des névroses à quelqu'ordre qu'elles appartiennent.

Assurément il n'y a là rien de nécessaire, d'inévitable : plusieurs névroses d'ordre physique ou moral peuvent prévenir le mal, balancer^ annihiler même la germination de la semence.

Mais il est vrai que dans une multitude de cas c'est le contraire qu'il faut redouter et qui a lieu.

L'enfance est un âge fertile en névroses : au début de la vie l'élément névropathique l'emporte d''abord. La dentition, un simple accès de fièvre, une indigestion, la présence de vers intestinaux, une fièvre éruptive... etc, provoquent, nous l'avons

sens que le D'' Moreau de Tours le premier parmi les auteurs contemporains lui a attribué et qui paraît être généralement admis aujourd'hui, c'est-à-dire, impliquant la transmission, non pas seulement d'une maladie semblable, mais indifféremment, en vertu de la loi de la transformation des maladies, de toutes les lésions d'un même système d'organes, du système nerveux en particulier.

P. MoBRAu de Tours. Folie. Il

CAUSES PHYSiaUES

VU, des convulsions et du délire avec une extrême facilité, mais le plus souvent se dissipent de même. Ces accidents, chacun le sait, n'ont pas lieu indifféremment chez tous les enfants. Ils ont été la cause occasionnelle, déterminante chez plusieurs d'entre eux qui, éminemment prédisposés par leur état névropathique latent, étaient en quelquesorte naturellement désignés à ces manifestations morbides.

Nous terminerons ici l'exposé des causes qui peuvent engendrer le délire ou des affections convulsives chez les enfants. Cet exposé, déjà bien long, est cependant très incomplet. Nous avons dû nous borner à l'examen des cas que l'on est à même d'observer le plus fréquemment, traçant ainsi une sorte de cadre général, dans lequel il sera facile de faire rentrer les autres faits particuliers qui pourraient se présenter dans la pratique.

Nous arrivons à l'étude des différentes formes du délire dans le jeune âge et tout d'abord nous lerons remarquer que toutes les formes observées chez l'adulte se retrouvent chez l'enfant, en gardant toutefois le cachet spécial de leur inexpérience de la vie.

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