‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 104 sur 298 · Évangile selon lohanan dil Markos, I · texte numérisé non relu

Évangile selon lohanan dil Markos, I

trait, par centaines, ces pérouschim que leschou bailossef entendait éviter. Il prit donc la seconde, qui traversait la Samaria, province indépendante, soustraite à la juridiction du grand sanhédrin.

(( Oî\ il fallait quHl traversât la Samaria^. » « C'était quatre mois avant la moisson'^ )i>^ c'est-à-dire en décembre.

De Bethabara à Hiérichus la route s'élevait par gradins à travers les terrasses successives d'une plaine de sable mêlé de cendre grisâtre, profondément ravinée, où des mamelons et des pyramides de craie friable laissaient saillir des ammonites énormes sur leurs flancs entamés. Cette garigue était Tamorce du désert de Judœa et Ton y retrouvait, parmi les arbres nains et la tigrure des bruyères, le Solanum mélongena^ la pomme de Sodome. Par moments, une cigogne passait.

Puis c'était une région soigneusement cultivée, où les champs de blé, d'orge, de millet, de maïs, de canne à sucre et d'indigotier se succédaient sans trêve et où, symptôme de prospérité, des vols de perdrix s'enlevaient sous les pas du voyageur. Située à 250 mètres au-dessous du niveau de la mer, très chaude, tropicale même, mais abondamment arrosée par un aqueduc, cette plaine était une des plus fertiles de la Terre promise. L'administration turque l'a rendue au désert.

Aux champs succédaient les potagers de melons et de concombres, les jardins de roses, les vergers et les parcs de Hiérichus. Trembles blancs et souples aux feuilles frémissantes, figuiers monumentaux où chantait le rossignol, sycomores enveloppant les villas de votre ombre, bananiers balançant vos élégants parasols, nerpruns,

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