Évangile de lohanan har-Zébadga, IV
LE VAGABONDAGE ET LES FUGUES CHEZ lESGHOU 151
troupe, nouvelle preuve de sa faiblesse musculaire. Il s'arrêta à deux kilomètres des murs, au puits de laâkob.
C^était « la sixième heure » (midi) ^. a // vint donc en une ville samaritaine^ nommée Suchar^ proche de la possession que laàkob donna à son fils lossef. Il y avait là un puits de laàkob. leschou donc^ exténué par le chemin^ s'assit près du puits ^. »
Il a soif, mais le puits, creusé dans un sol d'alluvion, a 35 mètres de profondeur. Il lui faut donc attendre qu'une samaritaine vienne accrocher son vase à la corde du treuil.
A celle qui vint il tint des propos en rapport avec son délire et que personne n'a compris, à commencer par M. Edmond Rostand, le poète du collège Stanislas, dont la muse pessipesquée répond au nom de Philaminte et répand, pour la plus grande joie de Sa Sainteté et de la famille Buonaparte, le sucre candi de ses cruscantismes sur des vasques de crème fouettée.
leschou bar-Iossef annonça à la Samaritaine que l'heure était proche où l'on n'adorerait lahvé « ni en cette montagne (le Garizim), nia Hiérusalem^ », attendu qu'il était le Maschiah, inspiré de l'esprit de lahvé, autrement dit lahvé lui-même, car « Élohim est esprit^ » et qu'il allait remonter « là où il était auparavant », « dans le para-dis », parmi « les nuées du ciel ».
Autrement dit, il ne fit qu'exprimer, avec une ambiguité prudente, la pensée qu'il exprimera plus tard, sa folie s'aggravant, avec clarté et avec audace :
« Moi et le Père nous sommes un, » « Qui m'a vu a vu le Père. »