Évangile de lohanan bar-Zébadga, V
LE VAGABOT^DAGE ET LES FUGUES CHEZ lESGHOU 155>
qu'elles pouvaient guérir les maladies, lesquelles étaient^ aux yeux des Juifs, la punition des péchés.
Une piscine voisine, celle de Siloam, était alimentée par une source intermittente. Elle « ne coule pas toujours, écrit Eusébius Hiéronymus, mais seulement cer-tains jours et à certaines heures » et elle « sort avec un grtfnd bruit à travers des cavités souterraines et desgrottes formées par les rochers les plus durs. Nous ne pouvons en douter, nous surtout qui habitons le pays *. »
Il est probable que la piscine de Bethesda était alimentée par la même source. Quoi qu'il en soit, Teau y arrivait aussi d'une façon intermittente, intermittence que la crédulité populaire attribuait, sans doute à cause du voisinage du temple, à l'action d'un ange :
« De temps à autre^ un maléàk descendait au bassin et agitait reau^. »
Les malades choisissaient ce moment-là pour se plonger dans la piscine.
Elle avait « cinq portiques^ sous lesquels gisaient de nombreux malades,,. Le premier qui y entrait après le mouvement de Veau était guéri^. »
Bethesda était donc la Lourdes du judaïsme. Comme à Lourdes, certaines affections nerveuses y guérissaient par auto-suggestion. Pas plus qu'à Lourdes, elles n'y guérissaient toutes, soit que certains malades ne crussent pas aussi ardemment qu'il eut fallu à l'action du maléâk, soit que l'attention expectante ne fut pas, chez eux, assez prononcée au moment de l'immersion.
Mais tel ulcéreux qui fit sans succès le voyage de