Évangile selon lohanan dit Markos, VII
LE VAGABONDAGE ET LES FUGUES CHEZ lESGHOU 159
Les villes très commerçantes sont volontiers sceptiques, leschou bar-Iossef ne se hasarda que dans ses « confins ». Sans doute il campa sur les coteaux verdoyants qui la dominent, au pied des roches sépulcrales où parfois de grands aigles sont perchés, et sans doute il ne connut d'elle que sa banlieue de terre noire, traversée par un aqueduc d'une lieue, et que le profil de ses maisons de <iuatre étages sur le port encombré de trirèmes et sur la mer parsemée d'écueils.
Bien que 56 kilomètres le séparassent de Capharnaûm, il ne se sentait pas encore en sûreté.
« Étant entré dans une maison ^ il coulait que personne ne le vit ^. »
Il poussa jusqu'à Sidonis, à 25 kilomètres plus au nord.
« Ayant de nouveau quitté le territoire de Tyrus^ lesdiou passa par Sidonis 2. »
De Tyrus à Sidonis la voie romaine suivait les sinuosités de la côte et les contreforts du Libanus, contreforts rocheux, percés de syringes, où nichent des milliers de colombes.
Le « divin voyageur » traversa un terrain marécageux, passa devant un abreuvoir peuplé de coquillages, franchit le lit d'un torrent et, après une heure et demie de marche, arriva au Léontès, dont les eaux argentées coulent entre les aulnes, les saules et les tapis de gazon.
En cet endroit, le Libanus laisse entre lui et la mer une plaine d'un kilomètre de large, où, de temps à autre, des