‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 119 sur 298 · Évangile selon Iohanan dit MarkoSy VIII · texte numérisé non relu

Évangile selon Iohanan dit MarkoSy VIII

LE VAGABONDAGE ET LES FUGUES CHEZ lESGHOU 163

des oiseaux hélophiles, le croassement des grenouilles.

Après le lac, les marécages cessent. Le Jordanes coule entre les joncs, les papyrus, les lauriers-roses, les peupliers, les trembles, les térébinthes peuplés de caméléons et de roitelets. La rainette verte sautille dans les herbages. Çà et là, sur un bloc de lave, un lézard énorme dort son lourd sommeil.

Plus loin le fleuve s'écarte de la montagne, dont leschou bar-Iossef continua à longer les contreforts. Il gravit les pentes douces, où des ruisseaux coulent sous les aubépins et les chênes, et voici qu'au pied de THermon, dans un cirque de collines plantées d'oliviers, de lauriers et de chênes verts, Gésarœa-de-Philippos apparut, parmi le bouillonnement des sources. L'une des collines qui l'entouraient supportait un temple de marbre, dédié à Augustus. Une autre était percée d'une grotte, consacrée au dieu Pan, d'où s'épanchait une eau profonde et limpide^ Tune des trois sources du Jordanes.

La ville s'appelait d'abord Panéas. Philippos, qui l'avait agrandie, l'avait dénommée Gésarœa pour flatter Timperator. Elle était située sur la route qui reliait les Indes à Tyrus et à Sidonis.

Cette fuite du Fils de l'homme à Césarœa-de-Philippos était, quant au mobile, identique à celle de Tyrus. Elle Tétait aussi quant à la longueur du chemin. Les deux villes se trouvaient à peu près à égale distance de Capharnaûm.

leschou bar-Iossef n'entra pas dans Gésarœa. Il vécut dans un de ses « bourgs ^ ».

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