Évangile selon lohanan dit Markas, VI IL
LA FUQUE SUR LA MONTAGNE DE 0i8ARŒA-DE-PHILIPPO8
A ce moment se place une fugue, analogue à celle qui avait emporté le théomégalomane dans le désert de Judœa.
Nous avons vu, dans le tome II de cet ouvrage, que les dieux sémitiques ne sont que la personnification des étoiles. Aussi, pour leur adresser des prières, les Kénaftnites et les Juifs se rapprochaient-ils du ciel. On adorait Baal sur THermon ; Mosché montait sur le Sina! et sur ie Nebo pour s'entretenir avec lahvé et Fon sacrifiait à ce dieu sur le Thabor, le Garmel, le Moria, le Garizim.
Bâmâ (haut-lieu) était devenu synonyme d'autel. Il y avait eu autrefois des bâmoth à Bethel, près d'Ephraîm, à Guilbëon, où Schélomo avait offert des holocaustes, et même sur le mont des Oliviers, pour les femmes de son harem.
De même, quand leschou bar-Iossef voulait s'entretenir avec lahvé son père, il gravissait un sommet.
Donc, pendant son séjour aux environs de Gésarœade-Philippos, il emmena trois de ses disciples
« seuls à pied^ sur le haut d'une montagne * . »
Ce qui donne à cette excursion le caractère d'un raptus ambulomaniaque, ce sont ses accompagnements mentaux. De même que la fugue de Hiérusalem s'était compliquée d'un accès d'hypermnésie et de propos délirants et la fugue au désert de Judœa de sitiophobie et de démonomanie externe, de même la fugue sur la montagne