‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 123 sur 298 · Évangile de lohanan bar-Zébadya, Vill · texte numérisé non relu

Évangile de lohanan bar-Zébadya, Vill

et d'anémones. Sur son sommet, à Tabri de deux cèdres habités par des colombes, se trouvaient quatre boutiques à l'usage des pèlerins, dont les revenus appartenaient à la famille de Hanan bèn-Scheth.

De là on avait une vue splendide : au nord, les monts d'Ephraîm, couronnés de verdure, au sud les monts de Moab et l'abrupt Nebo sous un voile de vapeurs, à l'occident, entre la vallée de lehoschaphat et la vallée de Hinnom, le promontoire supportant Uiérusalem, à l'ouest enfin, par delà des cimes coniques, pyramidales, dentelées, légères, le lac Asphaltite, dans son bassin stérile, que Lamartine compare au bord ébréché d'une coupe, et, plus loin, les montagnes de l'Ârabia, tourmentées, déchirées, arides, estompées d'une vapeur d'ambre et se détachant sur un ciel d'un bleu féroce.

« Au point du jour ^ il re{>int au temple^ », et se mît à « enseigner dans F Azarath-naschim »,

où Ton percevait l'impôt du temple et où tous les Juifs pouvaient entrer, à quelque sexe qu'ils appartinssent, même s'ils étaient, comme leschou bar-Iossef, frappés de la hèrem.

Les propos du théomégalomane exaspérèrent les pèlerins :

« Ils prirent des pierres pour les lui jeter, mais leschou se déroba et sortit du temple^, »

Il n'en resta pas moins dans la ville sainte ou dans sa banlieue, s'épuisant en de longs discours, se livrant à un surmenage qui, le froid de l'automne et de l'hiver aidant,

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