Évangile de lohanan bar-Zébadga, XVI II
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imminente, se réfugia,» à la distance d'un jet de pierre », dans une grotte qui s'enfonçait à 17 mètres dans les flancs de la montagne.
Trois fois de suite, il revint voir si^ se» disciples veillaient.
Au milieu de la nuit, il fut appjréheadé par les. schottérim du grand sanhédrin, assistés d'un détscheiaenl de la cohorte romaine.
On le conduisit d'abord dans un quartier eoatigu au temple, chez le cohen ha gadol honoraire Hanan bèn- Scheth, puis chez le cohen ha gadol en exercice lossef dit Kaîapha.
Après quoi, il comparut, dans une salle de rue des Hanouyoth, appartenant au même quartier, puis diois la Lischat ha Gazith, à Tangle sud-ouest du Hèl, devant le grand sanhédrin, qui le condamna à la peine de mort.
Vers sept heures du matin, on le mena, par la Cour des goîm et la vallée du Tyropéon,au prétoire, situé dans la forteresse Antonia.
Le procurateur Pontius Pilatus, qui voulait se débarrasser de cette affaire, l'envoya au palais dutétrarque de Galilœa, HérodèsAntipas, palais situé sur le Xystus, d^où il fut ramené, peu après, à la forteresse.
Enfin, le verdict du grand sanhédrin ayant été confirmé par le procurateur, il fut dirigé, par' les rues du quartier occidental et la Porte judiciaire, sur le Golgotha, butte rocheuse d'environ 6 mètres, située au nord-ouest de la ville, au voisinage de la route de Suchar, à24 mètres environ des murs, qui formaient en cet endroit un angle rentrant, dans un lieu entouré d'oliviers et de tombeaux.
Il y fut mis en croix, 6 avril de Tan 3i,àmîdi.
Trois heures après il était mort.
l'itinéraire DK I^SOHOU BAR-I088BF
L'itinéraire de leschou bar-Iossef, tel qu'il est tracé dans les évangiles, peut se résumer comme il suit : Nazareth, Hiérusalem (le temple),
Nazareth,
Bethabara,
Le désert de Judœa,
Bethabara,
Nazareth,
Cana^
Hiérusalem,
Capharnaûm,
La Galilœa,
Caphamaûm,
La contrée des Géraséniens,
Le rivage du lac de Tibérias,
Capharnaûm,
La contrée des Géraséniens,
Capharnaûm,
Bethabaraî,
Suchar,
Nazareth,
Cana,
Capharnaûm,
La Galilœa,
Hiérusalem (la piscine de Bethesda),
La rive orientale du lac de Tibérias,
La rive occidentale du lac de Tibérias,
Un lieu situé à 6 kilomètres au sud du Julias.
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Julias,
Caphamaûm,
Chorazin,
Les confins de Tyrus,
Sidonis,
La Décapolis,
La rive orientale du lac de Tibérias,
Magdala,
Dalmanutha,
Bethsalda,
Les bourgs de Césarœa-de-Philippos,
Capharnaûm,
La Samaria,
La rive orientale du Jordanes,
Hiérichus,
Hiérusalem (le temple),
Le mont des Oliviers,
Hiérusalem (le temple : Azarath naschim et portique de Schélomo),
Bethabara,
Bethania,
Ephralm,
Bethania,
Bethphagè,
Hiérusalem (le temple),
Bethania,
Hiérusalem (le temple),
La banlieue hiérusalémite,
Hiérusalem (le temple : Azarath naschim),
Le mont des Oliviers,
Hiérusalem (la maison d'un affidé),
Gethsémani,
Hiérusalem (la maison de Hanan bèn-Seth, la maison de lossef dit Kalapha, la salle ordinaire du grand sanhé- jj
drin, la Lischat ha Gazith, le prétoire, le palais d'Hérodès Antipas^ le prétoire, le Golgotha).
Cet itinéraire étant ainsi tracé, tftchons de démêler les causes et de qualifier les forces qui présidèrent à sa formation.
Cet itinéraire est une courbe à grandes oscillations, dirigées du sud au nord et du nord au sud et s'étendant entre le 31® et le 34® degré de latitude nord.
Ces oscillations furent provoquées par deux sentiments, l'orgueil et la peur, l'orgueil entraînant le prétendu Maschiah vers le sud, c'est-à-dire vers la ville sainte, la peur le rejetant vers le nord, en Galilœa, en Phénicia, en Gaulanitis.
Les crochets de cet itinéraire sont eux-mêmes, pour la plupart, déterminés par ces deux sentiments.
C'est l'orgueil qui, à douze ans, conduit leschou barlossef au temple^ dans la salle des sophérim. C'est l'orgueil qui le jette à Bethabara, auprès de lohanan le Baptiseur. C'est l'orgueil qui le conduit de Nazareth à Capharnaûm, de Capharnaùm à Bethabara, de Bethabara à Nazareth, puis à Naïm, à Chorazim, à Magdala, à Dalmanutha et, six fois en trois ans, à Hiérusalem.
Quand il veut méditer ses conceptions délirantes, compléter et décorer l'édifice de sa folie, quand il veut contempler ses hallucinations dans les conditions les plus favorables, loin du bruit, loin de la foule, dans le silence de la nuit, comme ces onanistes incurables qui, pour mieux savourer le plaisir, s'éloignent des lieux habités, c'est encore l'orgueil qui le mène. Cinq fois dans la solitude, quatre fois sur une montagne et trois fois dans les ténèbres, nous le surprenons ainsi, se livrant à sa passion tyrannique.
Une nuit entière se passe en oraisons. Une autre nuit.
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plusieurs de ses disciples sont obligés de courir après lui.
Et c'est la peur qui l'entraîne chez les Géraséniens, à Bethsaida, à TyjriiB, à Sidonis, a Gésarœa-de-Piiilippos, au delà du Jordanes, à Bethabara^ à Éphraim, à Gethsémani, la peur, mêlée d'orgueil, car Gérasa est une ville d'eaux, Tyrus, Sidonis et Gésarœa-de-Philippos des villes commerçantes, Bethabara un lieu de passage, où il espère trouver des adorateurs.
L'orgueil est le sentiment de ce qu'il croit être, le Maschiah, le fils d'Elohim; la peur est le sentiment de ce qu'il est en réalité, un être maladif, sans énergie et sans vigueur musculaire.
Tel est le secret du « divin voyageur » .
11 est la plume au vent de son délire. 11 est l'épave au flot de sa folie. Il est la pierre qu'emporte l'avalanche de ses pensées et de ses passions.
Il allait, il allait sans trêve. Le voici ia passant par les blés^ », le jour du schabbath, ce jour où il était défendu, au pèlerin même, de poursuivre sa route, fût-il exposé au vent, à la pluie ou aux attaques des brigands.
Théomégalomane voué au vagabondage chronique, voilà ce qu'il est d'abord. Mais il n'est pas que cela.
De temps à autre il est emporté par ces impulsions ambulatoires que les évangélistes attribuent à la Rouah d'Élohim.
Les voyages de Nazareth à Bethabara, de Bethabara au désert et de Bethabara en Galilœa sont incontestablement des fugues. Elles en ont la soudaineté, la brièveté, les «ccompag^emeats psychopathiques .