‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 134 sur 298 · LE8 MOYENS D'EXISTENCE ET LE GENRE DE VIE · texte numérisé non relu

LE8 MOYENS D'EXISTENCE ET LE GENRE DE VIE

DE lESCHOU BAR-IOS8EF

Cette vie errante le voua aux privations.

Une fois rejetés les instruments de travail, une fois la maison paternelle abandonnée, le fils du charpentier de Nazareth n'avait plus aucun moyen d'existence. A deux reprises, Schaoûl le saint parle de sa pauvreté ^ :

« Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel des nids, avouait-il lui-même, mais le Fils de l'Homme n'a point où il puisse reposer sa tête 2/ »

Il vivait de la charité publique et c'est pourquoi, à tout instant, il ordonne la charité.

Nous le trouvons successivement à la table des bénêlona, à la table du péager Lévi bar-Alphaïos, à la table d'un parousch, à la table de Schiméôn le lépreux, à la table d'Eléâzar.

Ce pique-assiette divin, qu'on nous dit « gros mangeur » et qui se croyait, en tant que Fils d'Élohim, le chef des lopins et des rogatons, n'avait même pas la reconnaissance du ventre : « Vouifrier, disait-il, mérite sa nourriture^ » et il s'invitait carrément à dîner.

A Hiérusalem, il crie à Zakkay, juché sur son sycomore :

« Zakkay 9 descends vite, car Je dois aujourd'hui habiter dans ta maison ! »

1. Schaoûl. Éptlre aux Corinthiens, II, VIII. Éptlre aux Philippient, II.

2. Évangile selon Lévi dit Matthia, VIII. 8. Évangile selon Lévi dit Matthia^ IX.

LE VAGABONDAGE ET LES FUGUES CHEZ lESCHOU 185

Le jour de son arrestation, il envoie dire à un hiérusalémite :

« Je ferai la Paskhâ chez toi y avec mes disciples^. »

Parfois il était reçu comme un prince, les bagasses repenties de la localité allant jusqu'à lui casser leur flacon de myrrhe sur la tête. Mais d'autres fois on l'obligeait à aller « briffer » i^Ueurs.

Les Géraséniens

« le prient de quitter leur district '^ ». « Une bourgade de Samaritains.,, ne voulut pas le recevoir^ »

et il est obligé de s'enfuir de Nazareth.

Il vivait alors sur une petite masse constituée avec les aumônes de ses adorateurs, car il était entretenu par les femmes, en tout bien tout honneur — cela va sans dire — comme la plupart des prêtres contemporains, lohana, femme de Khouza, intendant d'Hérodès Antipas, Miriam (de Magdala), une ancienne prostituée, Schoschanna et « plusieurs autres,,. V aidaient de leur avoir '^ y> . Se fatiguaient-elles parfois de pourvoir aux besoins de ce céladon sans reconnaissance qui ne les gratifiait même point d'une parole ou d'un sourire? Je ne sais, mais je sais que l'homme de Kérioth, en son boursicaut de misère, ne logeait souvent que le diable, ennemi personnel de leschou bar-Iossef.

Heureux quand, ayant raté la franche lippée, on achetait, pour le Roi et ses douze gouverneurs, « cinq pains d^orge et deux poissons^ ».

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