‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 222 sur 298 · Annales médico-psychologiques · texte numérisé non relu

Annales médico-psychologiques

DÉCOUVERTE DE LA FOLIE DE lESCHOU BAR-IOSSEF 325

dans ce milieu sémitique dont jMgnorais la langue et les mœurs ; j'avais besoin de me familiariser avec le peuple d'Israël. Je résolus de me préparer à l'analyse psychologique du « Fils de THomme » en étudiant les prophètes juifs qui l'avaient précédé.

Du moins je connaissais suffisamment l'hystérie et les phénomènes de suggestion pour m'étre rendu compte que les guérisons rapportées dans les évangiles n'avaient rien de miraculeux ni de légendaire, et cela je pouvais le dire sans m'ètre autrement documenté.

Le 15 juin et le 1*' juillet 1902, je publiai, dans la Revue Blanche^ une étude intitulée Les cures miraculeuses de Jésus.

De la Revue Blanche, aujourd'hui disparue, on peut trouver en librairie tous les numéros, à l'exception de ceux auxquels je fais allusion. Certaines publications ont un sort étrange. On fait le silence autour d'elles et pourtant, à peine ont-elles vu le jour, qu'elles disparaissent jusqu'au dernier exemplaire : ce sont les publications des philosophes rationalistes ou antichrétiens. Ainsi furent anéantis les ouvrages de Celsius, de Malk dit Porphyrios et de l'empereur Flavius Claudius Julianus, surnommé l'Apostat.

Dans l'étude à laquelle je fais allusion, je donnais ma première impression sur l'état mental du Nazaréen :

« leschou (de Nazareth), atteint de dégénérescence mentale avec délire des grandeurs, se croyait doué d'un pouvoir surnaturel^ »

On voit que, dès cette époque (15 juin 1902) et en réalité bien avant, car mon étude parut un an au moins après qu'elle eut été composée, mon diagnostic était porté.

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