Swâyambhouva. Manâva-Dharma-Sastra, V
LES RÈGLES MORALES INSPIREES PAR l'oRGUEIL 21
« Le Dwidja.., doit supporter avec patience les paroles injurieuses, ne point garder rancune à quelqu'un au sujet de ce corps faible et maladif ^ »
« Et le poète de l'hymne iv du Rig-Veda (xiv® siècle avant leschou) :
« Si celui qui frappe le brahmane laisse tomber le bâton dont il se sert, que celui-ci le ramasse et le lui rende sans murmurer 2. »
Et PiTTAKOs (650-579 avant I.) :
« Le pardon est meilleur que la vengeance 3. »
Et SoKRATÈs (469-399 avant I.) :
« Il ne nous est jamais permis de rendre le mai pour le mal, quelque chose qu'on nous ait fait^. »
Et Marcus Tullius Cigéro (106-33 avant I.) : « Rien n'est plus louable que le pardon des injures et la clémence ^. »
Et Pdblius Syrus {i^^^ siècle avant I.) : « Pardonne souvent à autrui 6. »
Ces pensées se retrouvent dans le Lévitique (ix« siècle avant L) et dans Ieschou bèî^-Sira (xi" siècle avant L), mais rétrécies par le particularisme juif :
« Point de vengeance, point de rancune contre les fils de ton peuple''. »
« Pardonne à ton prochain (le juif) le dommage causé Et, quand tu prieras, tes péchés te seront remis.