Évangile selon Uvi dit Matthia, XVJ
398 DESCRIPTION DE SCHÛLE
pensée, il a une tâche à remplir, il voit la lumière, il voit la Jérusalem nouvelle.
« Mais sa grandeur comporte des luttes ; il a des relations mystérieuses avec tous les esprits de la terre, mais quelques-uns lui sont hostiles. Dans les paroles qu'il entend , dans la multitude des pensées qui le traversent, il doit distinguer les mauvais esprits, qui sont encore au service de Satan ; alors il est tourmenté, par les contradictions des faits intérieurs et extérieurs ; il éprouve une chaleur intérieure, « qui représente la colère de l'Esprit juste » ; il sent, au creux épigastrique, la présence de (c TEsprit fidèle ». S'il doit souffrir, il est le tabernacle divin ; par sa semence divine, le monde sera sauvé.
« Plus fortement encore que la découverte de persécutions imaginaires, ces conceptions ambitieuses (cette exaltation de la personnalité), acceptées comme des certitudes, s'emparent du malade. Avec une humeur toujours expansive, avec un abandon joyeux, il obéit à ces idées. Sa famille, ses biens, ses plaisirs leur sont sacrifiés, il ne tient plus compte du passé avec lequel il a rompu.
« Maintenant il doit absoudre les coupables, purifier les impurs, diriger à la fois les philosophes, les francs* maçons et les possédés.
« Dans un langage hyperbolique et
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œuvres de son père^»). Il est « La Lumière du monde^^y> ; il voit la Hiérusalem nouvelle (la future capitale du Royaume des cieux).
Mais sa grandeur comporte des luttes; il a des relations mystérieuses avec les esprits de la terre, mais quelques-uns lui sont hostiles (Ce sont les « mauvais esprits^ y> et Schatan leur chef. De là cette prière à lahvé : « Délivre-nous du Malin^ »). Il sent en lui la présence de l'Esprit (la Rouah d'Élohim). Il est le tabernacle divin (« Père, tu es en moi'^! »). Il doit souffrir (« Il faut que le Fils de V Homme souffre beaucoup ^), mais, par lui, le monde sera sauvé (« Le pain que moi f octroierai^ c*est ma chair pour le salut du monde "^ »).
Ces conceptions ambitieuses, cette exaltation de la personnalité, acceptées comme des certitudes, s'emparèrent du malade. A trente ans, avec une humeur expansive, avec un abandon joyeux (qui se manifesta dans les « Béatitudes »), il obéit à ses idées. Sa famille leur est sacrifiée (Il la quitte, il refuse de la recevoir : « Qui est ma mère et qui sont mes frères ?... Quiconque fait la volonté d^Elohim^ »), il ne tient plus compte du passé avec lequel il a rompu.
Maintenant il doit absoudre les coupables, purifier les impurs (« Le Fils de V Homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre^ ») et diriger les possédés (dont il guérit plusieurs).
Dans un langage hyperbolique, il célèbre la grâce divine (« Elohim a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique dans le dessein que tous ceux qui croient en lui