‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 261 sur 298 · Évangile de lohanan bar-Zébadya, III · texte numérisé non relu

Évangile de lohanan bar-Zébadya, III

DESCRIPTION DE SGUÛLE

ampoulé, il célèbre la grâce divine et prêche publiquement : tout doit être pur...

« Ordinairement, quand la maladie arrive à cette intensité, les pseudo-hallucinations et les hallucinations véritables sont plus fréquentes. Chaque fois que le délirant religieux s'assied ou prie avec ferveur, il voit un ange s'agenouiller auprès de lui ; les lustres qui flamboient dans l'église, une étoile qui lui parait être aussi grande que la lune lui indiquent qu'il est en communication avec Dieu; des rêves d'une grande intensité l'agitent pendant son sommeil.

« L'augmentation des appétits sexuels ne fait jamais défaut.

« La marche ultérieure peut varier beaucoup, bien qu'elle ne soit pas aussi variable que dans le délire des persécutions :

« 1® La maladie peut diminuer graduellement; les figures lumineuses s'effacent peu à peu et le malade reprend pied dans la réalité. Parfois il comprend ses erreurs et a conscience de son affection.

« Le plus souvent^ le délire ne joue plus un rôle prédominant, mais il n'est pas pour cela vaincu ; le malade peut avoir une conduite plus réglée, mais il est plus qu'autrefois tranchant, indocile et intolérant dans les questions religieuses ; c'est ainsi que beaucoup de malades gardent dans leur esprit leurs idées délirantes.

LE CAS lESCHOU BAR-IOSSEF 40i

ne périssent points mais possèdent la vie éternelle^ ») et prêche publiquement: iouX àoiX. éive ^\xt {a Soyez par faits comme votre père ^ le céleste, est parfait'^ »).

La maladie étant arrivée à cette intensité, les hallucinations devinrent fréquentes. Dans le désert de Judœa, il voit des anges auprès de lui. Il est en communication avec Dieu (« Je connais et garde sa parole ^ »).

L'augmentation des appétits sexuels ne fait pas défaut (Elle nous est révélée par ses idées de castration).

Parfois, chez lui, le délire ne jouait plus un rôle prédominant, mais il n'était pas pour cela vaincu. Il avait une conduite plus réglée (se retirait à Césarœa-de-Philippos, à Tyrus, à Sidonis, à Ephraïm), mais il était plus qu'autrefois tranchant, indocile, intolérant dans les questions religieuses (N'est-ce pas à Césarœa-dc-Philippos qu'il cria à Schiméôn bar-Iona : « Arrière de moi, Schatan '*.' », pour une contradiction insignifiante ? Et n'est-ce pas aux confins de Tyrus qu'il répondit à une Syro-phénicienne, le suppliant de guérir sa fille : « Laisse d'abord se rassasier

\, 2, Évangile de lohanan bar-Zébadya^ III.

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