‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 34 sur 298 · III. Les apôtres, au surplus, n'avaient pas le choix · texte numérisé non relu

III. Les apôtres, au surplus, n'avaient pas le choix

Quand la sécrétion continue et invincible des toxines génitales, entretenue jusqu'alors chez certains d'entre eux par le coït matrimonial, leur imposait Téjaculation, ils ne pouvaient, avec leurs trois pains et leurs deux poissons, songer à s'offrir la moindre pécheresse, fût-ce une barboteuse de caverne ou une guenipe de grand chemin.

La masturbation, les « passifs »de ce groupe de douze, qui, à tant d'égards, ressemble à un groupe d'homosexuels, le petit bardache des villages sémitiques, la femme mariée portée sur le derviche ou sur le santon, telles étaient les consolations offertes à leur veuvage volontaire. Aussi bien, à aucun moment, leschou bar-lossef ne songe-t-il à les éloigner des prostituées. Il leur conseille de se couper la main masturbatrice ; il leur défend de scandaliser les petits garçons; il leur interdit l'adultère.

Ses apologistes reconnaissent que l'adultère avait été condamné plusieurs siècles avant lui par les moralistes de PInde, de la Perse, de la Chaldée et de la Judée. Toutefois ils lui attribuent une innovation sur ce point : le péché d'intention, l'interdiction môme du désir. C'est là une erreur de plus à leur compte.

SWAYAMBHOUVA (xv« sièclo avaut leschou bar-Iossefj avait dit :

« Il n'y a rien dans le monde qui s'oppose plus à la prolongation de l'existence que de courtiser la femme d'un autre homme 2. »

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