‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 77 sur 298 · Monod. Congrès de médecine mentale · texte numérisé non relu

Monod. Congrès de médecine mentale

2. Joffroy et Dupouy. Fugues et vagabondage. Paris, Alcan, 1909.

3. Arnaud. Traité de pathologie mentale de Gilbert Ballet. Paris, Doin^ 1903, p. 647.

l'ambulomanie chez les aliénés 99

rîr, alors même qu'ils ne travaillent point, et ils réclament impérieusement leur dû. Us se déclarent ennemis de ceux qui possèdent^. )>

Leur vagabondage est un « acte coordonné, logique, dont le point de départ seul, l'idée génératrice, est morbide^ ». Il présente les caractères suivants : « une préparation méthodique, parfois très longue, une persévérance très grande dans l'accomplissement, une durée qui peut aller jusqu'à plusieurs années. Inadaptation facile aux événements et aux circonstances, enfin une fixité très marquée de l'idée dominante^. »

C'est aux paranoïaques qu'Achille Foville fils faisait allusion lorsqu'il écrivait en 1875:

a Les pérégrinations de ces aliénés migrateurs ou vagabonds sont des actes volontaires, réfléchis, conséquence raisonnée d'un délire systématique. » Ils « entreprennent de longs voyages par suite d'idées nettes et logiquement systématisées, ils savent très bien ce qu'ils veulent faire en quittant l'endroit où ils se trouvent pour émigrer dans un pays plus éloigné^. »

L'AMBULOMANIE CHEZ LES MéOALOMANES

La plupart des paranoïaques ambulateurs sont des mégalomanes.

« Les idées délirantes de grandeur sont de celles qui poussent le plus à la fugue ^. »

1. Joffroy cl Dupouy. Fugues et vagabondage. Paris, Alcan, 1909, p. 218.

Page 1