LES FUQUE8 CHEZ LE8 PSYCHOPATHES ENFANTS
On retrouve. chez les enfants cet « amour du changement et de l'inconnu* »qui distingue les hommes primitifs. L'école buissonnière est un souvenir de Técole forestière de nos ancêtres. D'ailleurs, les neurones de Tenfant étant très contractiles, le court-circuit qui provoque la fugue est, chez eux, aisément réalisé. Cette condition physiologique se rencontre surtout chez les dégénérés. Aussi nous signale-t-on, chez les enfants fugueurs, les tares physiques et mentales de la dégénérescence :
« Les enfants qui font des fugues, au collège ou chez leurs parents, présentent ordinairement de grosses tares dégénératives et des perversions sexuelles. Tantôt intelligents et instruits, tantôt atteints de débilité mentale, ils offrent néanmoins un fonds mental commun, ils ont des troubles de l'émotivité et du caractère ; ils sont instables, paresseux, coléreux, violents, s'adonnent à la masturbation, aiment le mensonge, commettent des délits multiples'-. »
Pour réaliser leurs fugues, « les enfants déjouent la sur\'eillance dont on peut les entourer, profitent d'un moment d'inattention des parents, se servent du prétexte d'une course ou d'une commission ^ ».
a La plupart partent sans un sou dans leur poche et sans se préoccuper de la manière dont ils vivront... Chez ces derniers, les réprimandes, les moyens de répression de toutes sortes sont inefficaces*. »
1. René Cruchet. Lf» fugues, en particulier chez VenfanL Compte-rendu da XIX' Congrès des aliénistes de France. Paris, Masson, 1910, p. 66.
2. Benon et Frossard. Les fugues en pathologie mentale. Journal de psychologie, 1909, p. 315.
3. Meurice. Les fugues chez les enfants. Thèse de Paris, 1899, p. 48,