Hanôk, LXII
que passager^ de sorte que, calamité ou persécution survenant à cause de la parole^ il est aussitôt scandalisé.
« Ce qui est semé dans les épines^ c'est l'homme qui écoute la parole ; mais le souci de ce monde et la duperie des richesses étouffent la parole^ laquelle devient infructueuse.
« Mais ce qui est semé en bonne terre^ c'est celui qui écoute la parole et la comprend; il porte^ lui^ du fruit et produit centj ou soixante^ ou trente (disciples) *. »
II. Une autre fois, il se compare à un créancier qui remet les dettes (les péchés) à deux débiteurs, Tun qui lui doit beaucoup, une pécheresse, Tautre qui lui doit peu, Schiméôn le parousch (pharisien).
« Un certain parousch rayant prié de manger avec lui^ leschou^ entrant dans la maison, se mit à table. Or il g avait dans la ville une femme pécheresse ^ laquelle ayant appris qu'il était à table dans la demeure du parousch^ apporta un alabastre de mgrrhe e/, se plaçant derrière luij près de ses pieds ^ toute gémissante, les arrosa de ses larmes et les essuga de ses cheveux. Elle lui baisait les pieds et les oignait de son huile parfumée.
A celte vue, le parousch, son hôte, se dit à lui-même : « S'il était nabiy certes il saurait qui est et quelle est cette femme qui le touche^ et qu'elle est pécheresse. »
leschou lui répondit ainsi :
« Schiméôn^ fai quelque chose à te dire. »
— « Parle^ rabbi. »
— <i A un créancier deux débiteurs. L'un lui devait cinq cents deniers et l'autre cinquante. Ety comme ils n'avaient pas de quoi payer, à tous les deux il fit grâce. Or dis-moi lequel des deux le doit le plus aimer ? »