Évangile selon Lévi dit Maithia, XIII
l'imagination constructive 109
— « J'estime^ répliqua Sckiméôn^ que c'est celui à qui il a le plus remis. »
— « Tu as droilement jugé », dit Jeschou.
Et, se tournant vers la femme, il adressa ces mots à Schiméôn :
« VoiS'tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison et tune m'as point donné d' eau pour mes pieds ; mais celle-ci a, de ses larmes, trempé mes pieds et les a essuyés de ses cheveux. Tu ne m'as point donné de baiser; mais elle, depuis mon entrée, n'a cessé de baiser mes pieds. D^huile tu n'as pas oint ma tète; mais elle m'a oint les pieds de myrrhe. Aussi, je te l'assure, ses péchés qui sont nombreux lui sont^ils pardonnes, car elle a beaucoup aimé [moi). A qui il est peu remis, celui-là aime peu (moi). »
Puis s' adressant à la femme :
« Tes péchés te sont pardonnes ! »
Et tous les convives se mirent à dire entre eux :
« Qui est celui-ci lequel pardonne même les péchés ? »
Alors leschou dit à la femme :
a Ta foi Va sauvée! Pars en paix * / »
III. Il annonce en ces termes la venue prochaine du Royaume de lahvé :
« En une ville, il y avait un juge qui ne craignait point Élohim et ne respectait personne. Or, vivait dans le même endroit une veuve, laquelle le vint trouver avec ces mots : « Fais-moi justice de ma partie adverse. » Mais longtemps il s'y refusa. Toutefois il dit ensuite en lui-même : a Quoi que je ne craigne pas Élohim et ne « respecte personne, néanmoins, parce que cette veuve m^im- « portune^ je lui ferai justice, afin qu'elle ne vienne plus a me rompre la tête. »