LES JOIES
que la volupté sexuelle ne soit aussi différente du plaisir provoqué par l'inhalation de l'essence de rose que par l'audition d*un son ou la vision d'une couleur? Au surplus, les organes génitaux peuvent être anhédonisés sans être aneslhésiés; les femmes frigides ont même souvent de rhypereslhésie sexuelle.
La différence n*est pas moins grande entre ce qu'on appelait autrefois les « plaisirs du corps », c*est-à-dire les plaisirs nettement localisés, et les « plaisirs de Tâme », c'esUà-dire ceux dont les neurones sont en relation avec les neurones mnésiques.
Bien que ceux-ci ne soient pas moins divers que ceux-là, on les groupe sous un même vocable : contentement, satisfaction, gatté, joie, ravissement ou allégresse.
Les Joies chez lesehou bar-Iossef.
Chez un dégénéré qui fut vraisemblablement tuberculeux, chez un vagabond, qui ne mangeait pas à sa faim tous les jours, qui n'avait point de femme et qui, parfois, ne trouvait pas où reposer sa tête, la joie devait être rare.
Elle Tétait en effet chez leschou bar-Iossef.
I. Un premier accès hédonique eut lieu chez lui, lorsque lohauan le Baptiseur le poussa dans le Jordanès. L'hallucination du baptême est, en effet, une hallucination joyeuse. Le mégalothéomane entendit lahvé lui murmurer à l'oreille;
« Tu es mon filsj le bien-aiméj dans lequel Je prends plaisir ^ »
Or les hallucinations^ comme les idées délirantes, em-