‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 139 sur 410 · Évangile de Lucas, VII · texte numérisé non relu

Évangile de Lucas, VII

172 Là FOUB de JÉSUS

« il tressaillit de foie dans la Rouah d'Élohim (il tressaillit d'une joie folle) et s'écria :

« Je le remercie^ 6 Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages, et les as révélées aux enfants 1 Oui, 6 Père^ tel a été ton bon plaisir ! Tout nia été transmis par mon Père, et nul ne connaît qui est le FilSy sinon le Père, et celui auquel le Fils viendra le révéler. »

Puis se tournant vers ses disciples, il dit:

« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous assure que beaucoup de nébiim et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne Vont pas vu, et entendu ce que vous entendez et ne Vont pas entendu * / »

Ces quatre accès de joie — il n'y en a point d'autres dans les évangiles — sont en relation étroite avec le délire de leschou bar-lossef. lahvé lui assure qu'il est bien son fils, Schiméôn bar-Iona le reconnaît pour tel, un officier romain le croit capable de guérir d'un mot son ordonnance, ses disciples lui apprennent qu'ils chassent les démons en prononçant son nom, telles sont les causes de ces transports. Elles se confondent toutes en une seule : l'assouvissement de sa passion vésanique.

Ces joies égocentriques montrent combien la vie mentale du mégalothéomane était fortement systématisée, combien ses divers rouages étaient étroitement engrenés. Tout le système tournait autour d'un seul pivot, tout dépendait d'une môme idée fixe, tout reposait sur le diamant de lorgueil.

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