‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 142 sur 410 · Évangile selon lohanan dil Markos. III · texte numérisé non relu

Évangile selon lohanan dil Markos. III

Bt^ le^ ayant laissés^ feschou se retnbarqua et passa sur Vautre rive *. »

IV. Bientôt il ne lui suffit plus, pour déjouer les embûches de ses ennemis, de traverser le lac de Tibérias. A peine, en effet, avait-il échappé aux inquisiteurs des sanhédrins, qu*il tombait sur les policiers d'Hérodès. A bout de souffle, il s'exile dans la tétrarchie de Philippos. D'ailleurs il commence à se rendre compte qu'il n*arrivera jamais à convaincre les théologiens juifs de sa messianité, et qu'ils le considèrent comme un de ces destructeurs du culte établi que la thora prescrivait d'anéanlir.

bans un dés bourgs avoisinant la Césarœa-de-Philîppos, il réutiit Ses disciples et

cf commença de leur apprendre quil fallait que le Fils de rHotnme souffrît beaucoup^ qu'il fût rejeté des zékénim, des cohanim et des sophérim, qu'il fût mis à mort *. »

Conviction désolante que les événements lui imposaient, mais qui ne pouvait en rien altérer une idée fixe engendrée par sa constitution même.

V. Entraîné par son vertige, il revient dans la tétrarchie gâliléenne, il rentre dans le champ d'action des hérodiens et des sophérim et, en proie à un nouvel accès de désespoir, s'écrie î

« Le Fils de l'Homme va être livré aux mains des hommeSj lesquels le mettront à mort ^! »

VI. C'est le déclin. L'étoile des bei^ers, naguère éclatante, est au bord de l'horizon. Lès foules paysannes, qu'attli'aient la réputatio'h du Maschiah-thérapeute, ont vu des

1. 2. Évangile selon lohanan dit Markoa, VIII. 3. Évangile selon Lévidil Maithia^ XVI 1.

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gens « qui ne marchaient pas avec lui^ » expulser aussi des démons. Elles ont vainement essayé de comprendre ses discours étranges, où des bribes de targoumim et de midraschim, où les propos ordinaires des prédicateurs errants se perdaient dans de longues périodes incohérentes. La curiosité) Tétonnement, Tadmiration ont fait place à la lassitude. Elles se sont lentement dispersées. Tel qui jadis grimpait sur un sycomore pour voir plutôt le « Fils de THomme » n'ose plus recevoir sous son toit celui qui n'est plus, aux yeux des spécialistes en matière de religion, qu'un vagabond suspect d*hérésie :

« Les renards ont des trous et les oiseaux du ciel des nids^ mais le Fils de VHomme na point où reposer sa tête 2/»

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