‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 147 sur 410 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

PHYSIOLOGIE DES ORAINTES

Les craintes sont des sensations qui ont pour théâtre un sous-réseau spécial de neurones, les neurones phobiques^ nettement différenciés. Ces neurones peuvent se reproduire par hérédité. En effet :

1*^ D'après Mosso un dindon de dix jours, qui ne connaissait pas le faucon, partit comme une flèche, la première fois qu'il en entendit le cri, et alla se cacher dans un coin, où il resta pendant plus de dix minutes, accroupi, immobile et silencieux.

2** Spalding lâcha un faucon auprès d'une couvée de poussins âgés d'une semaine et qui n'avaient jamais vu d'oiseau rapace; ils se réfugièrent instantanément dans rherbe et les broussailles. Spalding lança ensuite des pigeons ; les poussins ne manifestèrent aucune émotion. Preyer reproduisit avec succès cette expérience.

3** Certaines phobies, Thématophobie et la thanalophobie par exemple, se présentent souvent comme une affection familiale. Haycok rapporte que le physicien Brewster eut toute sa vie la crainte d'être noyé et que cette crainte

se manifesta chez plusieurs de ses descendants, alors même qu'ils étaient trop jeunes pour savoir que d'autres membres de la famille en avaient souffert.

La craintivité, qui est très prononcée chez les primitifs, les enfants, les arriérés, les malades et les vieillards, résulte de Tarrôt de développement, de Tobtusion ou de Tinvolution de certaines régions du cerveau, au profit fonctionnel des neurones de la crainte.

Quant aux craintes en elles-mêmes et à leurs manifestations, elles sont dues à un phénomène de courl-circuil intéressant le sous-réseau phobique et les neurones avec lesquels il est en relation. Ce court-circuit est la conséquence d'un phénomène de circuit interrompu provoqué parla contraction d'autres neurones ^

Phénomènes de circuit interrompu.

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