Évangile selon lohanan dit Markos, XIV
r. Évangile de lohanan bar-Zébadga, VII, VIII, XI, XIV, XVI, XVIL 8. Frnest Havet. Études d'histoire religieuse. Revue des Deux Monde<) t. XLIV, 1881, p. 693.
l'œil des policiers d'Hérodës Anlipas et des inquisiteurs des sanhédrins.
Cette expression de « Fils de V Homme » éfait empruntée à TAncien Testament.
Pour l'auteur du psaume VIII, elle correspond à celle de « Fils d'Adam », que nous trouvons dans/£/o6^
Plus tard elle acquit une signification particulière.
Dans le livre de Daniel 2, un être « semblable à un fils de l'homme » s'avance vers TAncien des jours (lahvé) qui lui confère la domination éternelle du monde.
« Ce passage capital de Daniel frappa les esprits; le mot Fils de r Homme devint, au moins dans certaines écoles, un des titres du Messie envoyé comme juge du monde et comme roi de l'ère nouvelle qui allait s'ouvrir*. »
Effectivement Hanôk ne désigne pas autrement le Maschiah attendu par tous.
C'est dans son apocalypse que leschou bar-Iossef puisa l'expression mystérieuse.
it Qu'on remarque, écrit Wabnitz, l'article (6 u{o; toO àvrpcuTTou) par lequel Jésus, dans les termes araméens correspondants, se désignait visiblement comme un Fils d'homme à part *. » Assurément il faisait « allusion au mystérieux personnage dont il est question dans le livre de Daniel et qui, aux yeux des Juifs du temps surtout, n'était autre que le Mes* sie en personne... Il faisait allusion au « Fils de l'homme » du livre d'Hénoch, qui n'était autre que le Messie de nombreux Juifs contemporains; puisque les Similitudes de ce livre furent composées en l'année 38 ou 87 avant l'ère chrétienne. Jésus a donc voulu se désigner comme étant ce Messie-là, le Messie qui avait sous ses ordres les anges,