Daniel, Vil
3. Ernodt Renan. Vie de Jésus. Paris, Michel Lévy, 1867, p. 186.
4. Wabnitz. Histoire de la vie de Jésus. Paris, Montauban, Imprimerie, coopérative, 1906, 1. 1, p. 381.
le Messie chargé de venir (ou de revenir) sur les nuées du ciel pour présider le jugement messianique ^ »
« Ce nom le révélait et le cachait tout ensemble. Il ne disait pas tout, et c'est bien ce qu'il voulait au début : sans se proclamer ouvertement le Messie, faire Tœuvre du Messie et laisser les hommes le deviner et le reconnaître ^. »
Ce n'était pas seulement comme le Maschiah qu'il se désignait ainsi, mais aussi comme le Fils de lahvé, etje suis surpris qu'aucun exégète ne l'ait remarqué avant moi ^. Cette expression n'était que l'abréviation d'une expression plus complète, expression que Tévangéliste lohanan bar-Zébadya met une fois, une seule fois, dans la bouche du théomane : « le Fils de V Homme qui est au ciel » :
« Personne n^est monté au ciel^ sinon celui qui est des-cendu du ciel, le Fils de l'Hommb qui est au ciel ^. »
Or, pour les Juifs, l'Homme qui était au ciel, c'était leur dieu, leur dieu anthropomorphe lahvé, ce lahvé dont il était interdit de prononcer le nom et qu*on désignait toujours par une expression figurée : « Le Dieu », « Le Seigneur », « La Vérité », « La Puissance », « Le Béni », « Le Très-Haut », « Les Cieux », « L'Homme qui est au ciel ».
L'identité de lahvé, d'Élohim, de la Puissance et de L'Homme qui est au ciel résulte, au surplus, des passages suivants :
1. Wabnitz. Histoire de la vie de Jésus. Paris, Montauban, Imprimerie coopérative, 1906, t. I, p. 381.
2. Edmond Stapfer. Jésus-Christ pendant son ministère. Paris, Fischbacher, 1897, p. 309.
H. Halévy, dans un article de la Revue sémitique, dont je prends connaissance au moment d'envoyer ce chapitre à l'imprimeur, arrive à la môme conclusion que moi (il déclare expressément que cette expression est « le synonyme de fils de Dieu »). Mais li y arrive par des voies différentes, et ne rétablit point l'expression complète « Le Fils de THomme qui est au ciel. » (Halévy. {L'expression Fils de V Homme. Revue sémitique, avril 1902, p. 34.)