‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 168 sur 410 · Cohen. Les Pharisiens^ t. 1, p · texte numérisé non relu

Cohen. Les Pharisiens^ t. 1, p

2. Évangile selon Léui dit Mailhia, XIIL 8. Évangile selon lohanan dit Markos, VIL 4. Évangile sehn lohanan dit Markos, IV.

« pas; vous verrez et vous rC apercevrez pas. Car il ei^t en^ « graissé^ le cœur de ce peuple; ils sont durs d'oreilles et a bouchés des yeux^ afinqu' ils ne voient pas avec leurs yeux « et ne perçoivent pas avec leurs oreilles, que leur esprit « ne comprenne pas, quils ne se convertissent et que je <€ ne les guérisse *. »

Le motif qu'il invoque n'est pas seulement absurde, il est pertinemment faux.

En effet, pendant le dernier repas qu*il prit avec ses apôtres, il employa le langage figuré dont il prétendait n'user qu'avec « ceux du dehors » :

« Je vous ai rendu tout cela en figures. Vient une heure que Je ne vous parlerai plus en figures, mais que je vous entretiendrai ouvertement à l'endroit de mon Père '^. »

Ici le motif invoqué n'est plus valable. Mais le motif réel apparaît nettement. Si leschou bar-Iossef ne parlait pas ouvertement à ses commensaux, c'est qu'il y avait parmi eux un traître, lehouda bar-Schiméôn (de Kérioth), dont il connaissait la trahison.

Ici,commeailleurs,il nefait,ens'exprimantd'unemanièro figurée, qu obéir à un sentiment qui, chez lui, Toi^ueil mis à part, domine tous les autres et ne fut ancsthésié que pendant les paroxysmes de sa maladie : la crainte du sup^ plice et de la douleur.

Les réticences.

On conçoit que les espions d'Hérodès et les inquisiteur» des sanhédrins éprouvassent le plus vif désir de voir ce que'

1. Évangile selon Léui dit Aiaithia, XllI. S. Évangile de lohanan bar-Zibadya^ XVI.

210 LA FOUE DE jésUS

le prédicateur de Nazareth cachait sous ces figures ci sous ces paraboles. Ils voulaient de la clarté, de la franchise, des explications et le harcelaient de questions indiscrètes. Parfois il refusait de répondre :

I. « Comme il se promenait dans le temple, les chefs des cohanim, les sophérim et les zékénim s'approchèrent de leschou en disant :

« De quelle autorité fais-tu cela ? Et qui fa donné le pouvoir de le faire ?

— « Je vous poserai une seule questiony dit leschou; répondez-moi et ensuite je vous déclarerai de quelle autorite j'en use ainsi. Le baptême de lohanan était-il du ciel ? Hépondez-moi ? »

Et ils délibéraient en eux-mêmes de la sorte :

« Si nous répondons : « Du ciel » il dira : « Pourquoi ne Vavez'vous pas cru ? » D'autre part, si nous répondons : « Des hommes * », (« nous avons à craindre la foule^ car tous tiennent lohanan pour un nabi^ »), (« tout « le peuple nous le lapidera ^. »)

Aussi, comme réponse, dirent-ils à leschou :

« Nous ne savons. »

— « Je ne vous RÉVÉLERAI PAS DAVANTAGE, répliqua leschou, DE QUELLE AUTORITÉ JE FAIS CES CHOSES *. ))

IL Une autre fois, les Hiérusalémites lui demandèrent :

« Oui es-tu ?

— « D'abord ce que je vous ai déclaré'-* », répondit-il..

11 venait de leur déclarer qu'il était « La Lumière du

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