Évangile de Lucas, XVII
LES CRAINTES tiÇ
En guise de conclusioQ à ces citations, je pourrais, n'était le ton, n'étaient les sentiments qui s'y trahissent, adopter celte réflexion de d*Holbach :
c( Un mélange assez constant d'enthousiasme et de fourberie paraît constituer le caractère de Jésus; c'est celui de presque tous les aventuriers qui s'érigent en réformateurs ou qui se font chefs de secte ^ . »
C'est bien là le caractère des aventuriers, mais c'est aussi et surtout celui des mégalothéomanes. Nous retrouvons ces échappatoires chez Jclianne d'Archet chez Guillaume Monod.
Les restriotions.
Lorsque l'attitude de ses auditeurs hiérusalémiles devenait particulièrement menaçante, leschou bar-Iossef retirait certains propos dangereux ou essayait de racheter, par des paroles d'humilité, la gravité de ses déclarations. Lui qui, hier encore, affirmait qu'il ne faisait qu'un avec le dieu des Juifs ^ que lahvé lui avait « donné pouvoir sur toute chair * », et « confié tout Jugement^ » et « qu^il rendrait (lui, fils du charpentier de Nazareth) à chacun selon ses œuvres ^ », il perdait alors beaucoup de son outrecuidance et cessait même complètement de faire le faraud :
1. D'Holbach. ïlisioire critique de Jésus-Christ y t. II, p. 248.
2. Aux juges qui s'efforçaient de lui faire dire qu'elle était en état de grâce, elle répondit incontinent : « Si je n'y suis, Dieu m'y mette ! Et, si j'y suis. Dieu m'y tienne ! »